Les présidents Obama et Calderon passent les troupes en revue sur le terrain de la Maison-Blanche.
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PC/AP/Alex Brandon
Le président mexicain Felipe Calderon a dénoncé haut et fort la controversée loi sur l'immigration promulguée en Arizona, mercredi, lors d'une cérémonie d'accueil tenue en grandes pompes à la Maison-Blanche à l'occasion de sa visite d'État à Washington.
En visite officielle à Washington, Felipe Calderon critique la loi sur l'immigration en Arizona, qu'il assimile, devant le président Obama, à un « modèle de discrimination ».
« Malgré leur contribution énorme à l'économie et à la société des États-Unis, à son progrès », des millions d'immigrants « vivent encore dans l'ombre, et parfois même, comme en Arizona, subissent un modèle de discrimination », a-t-il déclaré, sous le regard attentif du président américain Barack Obama.
« Je sais que nous partageons le même intérêt pour promouvoir des conditions de vie dignes, légales et dans le respect de l'ordre » pour les immigrants, a ajouté le président Calderon.
La loi en question permet aux policiers de l'Arizona de procéder à des vérifications pour identifier les sans-papiers et interpeller les individus qu'ils soupçonnent d'être entrés illégalement aux États-Unis.
Elle interdit officiellement de faire référence à « l'origine ethnique, la couleur ou la nationalité d'origine » pour justifier un contrôle, mais cela ne calme pas les ardeurs des opposants, qui soutiennent que cela entraînera quantité de « délits de faciès ».
Le président Obama a déjà qualifié la loi de l'Arizona de « mal avisée » et a demandé au département de la Justice de se prononcer sur sa légalité.
Le dossier est politiquement explosif puisque l'immigration risque d'être un des thèmes forts des élections de mi-mandat de novembre, où l'ensemble des sièges à la Chambre des représentants et le tiers des sièges du Sénat seront en jeu.
Les États-Unis comptent plus de 10,8 millions d'immigrants illégaux, dont 460 000 en Arizona. Il s'agit principalement de Latino-Américains, et notamment de Mexicains.
La sécurité à la frontière américano-mexicaine et la violente lutte que le gouvernement mexicain livre aux narcotrafiquants sont d'autres sujets qui doivent être abordés lors des discussions entre MM. Calderon et Obama.