La ministre de la Coopération internationale, Bev Oda
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PC/Andrew Vaughan
Les ministres du Développement des pays du G8 se sont entendus pour laisser chaque pays déterminer comment il compte poursuivre l'objectif d'améliorer la santé des mères et des enfants des pays pauvres.
Après une rencontre de deux jours à Halifax, les ministres du Développement des pays du G8 conviennent de laisser chaque pays déterminer comment il compte contribuer à améliorer la santé des mères et des enfants dans les pays pauvres.
C'est ce qu'a annoncé la ministre canadienne de la Coopération internationale, Bev Oda, lors d'une conférence de presse à la fin d'une rencontre de deux jours à Halifax. Mme Oda a présenté cette entente comme un progrès.
Les ministres se sont spécifiquement entendus pour mettre l'accent sur l'amélioration de l'alimentation des femmes enceintes, la prévention des maladies et des pandémies et une offre de services divers pour les femmes enceintes et leurs enfants.
Cette « souplesse » convenue entre les participants au sommet permet d'éviter l'épineuse question de l'avortement. Le gouvernement Harper a décidé d'exclure tout recours à l'avortement dans le cadre de son plan pour améliorer la santé des femmes et de leurs enfants.
D'autres pays du G8, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, ne sont cependant pas de cet avis.
À la fin du mois de mars, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a déclaré sans détour que la santé maternelle ne pouvait faire abstraction de la santé de la reproduction. « Et la santé de la reproduction inclut la contraception, la planification familiale ainsi que l'accès légal et sécuritaire à l'avortement », avait-elle fait valoir.
Les partis d'opposition à Ottawa et plusieurs groupes de pression sont aussi de cet avis.