![]() Mise à jour le dimanche 21 mars 2010 à 23 h 32 L'armée canadienne plie bagage
L'opération des Forces canadiennes en Haïti, qui a commencé le 18 janvier, prend officiellement fin lundi. Jusqu'à 2000 militaires ont prêté main-forte aux sinistrés, après le séisme du 12 janvier. Depuis la mi-mars, les militaires sont rapatriés au Canada à raison d'une centaine de soldats tous les deux ou trois jours. Il en reste aujourd'hui moins de 500. Jamais mission humanitaire des forces canadiennes n'avait mobilisé autant de soldats des trois corps, soit l'armée de terre, la marine, et l'aviation. Les militaires ont construit des abris de transition pour les sinistrés. Ils ont mis sur pied un hôpital, à Leogâne, et une clinique, à Jacmel. Ils ont soigné au total 22 000 personnes, dont plusieurs dans des localités isolées des montagnes grâce à des équipes médicales héliportées. « Comme on dit souvent: ça fait toujours du bien de faire du bien et je pense que ça été vraiment le cas dans le cadre actuel et nos soldats sortent d'ici avec le sentiment du devoir accompli », affirme le commandant de la mission, le brigadier-général Guy Laroche. Il quittera Port-au-Prince avec son état-major lundi. Selon le général Laroche, la situation d'urgence est maintenant terminée et l'armée doit passer le flambeau à des ONG plus habilitées à faire le travail, comme la Croix-Rouge. « C'est un peuple qui a été mis à l'épreuve à maintes et maintes reprises au cours des dernières années et malgré tout c'est un peuple qui se relève, c'est un peuple extrêmement courageux, croit le général Laroche. Je pense que c'est probablement le souvenir que la majorité de nos soldats va retenir. » Après le départ du général Laroche, il ne restera plus qu'une poignée de membres des forces. Mis à part une dizaine de casques bleus intégrés à la MINUSTAH, le dernier soldat canadien quittera le pays le 1er avril. C'est la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) qui assurera la sécurité, dans les camps notamment. Les effectifs sont passés de 7000 à 9000 casques bleus, ce qui devrait être suffisant selon le général Laroche. Il y a encore beaucoup de violence en Haïti. La semaine dernière, trois policiers haïtiens ont été abattus à Port-au-Prince. Clinton et Bush de passage D'autre part, les ex-présidents américains Bill Clinton et George W. Bush arriveront à Port-au-Prince lundi. Ils doivent rencontrer le gouvernement haïtien pour déterminer comment les 36 millions de dollars donnés par les Américains peuvent être dépensés. Le premier ministre Jean-Max Bellerive va tenter de les convaincre que sa stratégie est la meilleure. Il s'est dit confiant samedi de pouvoir faire accepter et surtout financer son plan par la communauté internationale. D'après le reportage de Jean-Hugues Roy Fil international en continuMis à jour il y aÀ ne pas manquer
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