La dernière ligne droite

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters

À la veille du vote crucial et historique sur la réforme de la santé, le président américain Barack Obama rencontre des représentants démocrates dans le but d'obtenir leur appui.

L'adoption de la réforme devrait avoir lieu dimanche à la Chambre des représentants.

Vendredi, dans un discours énergique prononcé devant des milliers de personnes, Barack Obama a appelé les parlementaires à faire preuve de courage en adoptant son projet. Il a souligné que les bénéfices de la réforme se feraient sentir dès cette année.

Le président Obama lors d'un discours sur la réforme de l'assurance maladie à Fairfax, en Virginie Le président Obama lors d'un discours à Fairfax, en Virginie   © PC/AP/Charles Dharapak

M. Obama a reporté ses voyages en Indonésie et en Australie pour déployer les derniers efforts nécessaires à l'adoption du projet.

Le président américain a obtenu un avis plutôt favorable du Congressional Budget Office (CBO, organe non partisan) qui a estimé que la réforme étendrait la couverture santé des Américains pour un coût global de 940 milliards de dollars sur dix ans, mais réduirait le déficit budgétaire de 138 milliards de dollars sur la même période.

Barack Obama a estimé que le projet, auquel s'opposent farouchement les républicains, représentait « le plus sérieux effort de réduction des déficits depuis le Balanced Budget Act » de 1993.

Les démocrates espèrent que l'avis préliminaire favorable du CBO leur permettra de rassembler les 216 voix dont ils ont besoin pour faire adopter le projet.

« Vote historique »

« Dans seulement quelques jours, une lutte d'un siècle trouvera son aboutissement dans un vote historique », a déclaré le président Barack Obama lors d'une réunion publique devant des milliers de personnes à l'Université George Mason de Fairfax, en Virginie.

« Au coeur de ce débat se trouve la question de savoir si nous allons continuer à accepter une assurance maladie qui travaille mieux pour les compagnies d'assurances que pour les Américains. Parce que si ce vote échoue, le secteur des assurances va continuer à faire ce qui lui plaît », a lancé le président.

Les assureurs « vont continuer à refuser une couverture maladie aux gens. Ils vont continuer à leur refuser des soins. Ils vont continuer à faire augmenter les primes de 40, 50 ou même 60 % comme ils l'ont fait ces dernières semaines sans avoir à en répondre d'une façon ou d'une autre », a-t-il ajouté.

« Ils le savent. C'est pour cela que leurs groupes de pression hantent les couloirs du Congrès en ce moment même », a encore dit le président. « C'est pour cela qu'ils font tout ce qu'ils peuvent pour tuer ce projet de loi ».

Les objectifs de la réforme

La réforme telle qu'elle est envisagée étendrait l'assurance maladie à 32 millions d'Américains qui en sont actuellement dépourvus, estime le CBO. Elle interdirait aux compagnies d'assurance de refuser de prendre en charge un client qui ne répondrait pas à des critères médicaux préétablis.

Le plan impose à tous les Américains de se doter d'une couverture médicale, mais prévoit de l'aide pour les foyers à revenu modeste et étend également la portée de Medicaid, le programme fédéral d'assurance maladie pour les Américains les plus pauvres.

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