Affrontements en Palestiniens et policiers israéliens à Jérusalem-Est
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AFP/AHMAD GHARABLI
Des dizaines de Palestiniens ont lancé des pierres contre la police israélienne et brûlé des pneus à Jérusalem-Est, où des milliers de policiers ont été déployés pour la cinquième journée consécutive. Sept personnes ont été interpellées.
Des manifestants palestiniens affrontent la police israélienne une nouvelle fois à Jérusalem-Est. Le jour même, l'émissaire américain au Proche-Orient, George Mitchell, reporte sa visite dans la région.
Les forces de l'ordre ont riposté à coups de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc, rapportent des témoins.
Une quarantaine de Palestiniens légèrement blessés ont été hospitalisés, selon le personnel médical.
L'atmosphère est très tendue à Jérusalem-Est depuis que le gouvernement israélien a annoncé la construction de 1600 nouveaux logements destinés à des familles juives dans la partie arabe de la ville annexée par Israël.
Dans la bande de Gaza également, des milliers de Palestiniens sont descendus dans la rue. Le Hamas a déclaré « une journée de colère » pour dénoncer l'inauguration de la synagogue de la Hourva dans la vieille ville de Jérusalem.
Les manifestations étaient organisées dans plusieurs villes et camps de réfugiés de l'enclave palestinienne, notamment Jabaliya, Beit Lahiya, Khan Younès et Rafah.
La diplomatie en panne
Signe que les pourparlers indirects israélo-palestiniens sont dans l'impasse, l'émissaire américain au Proche-Orient, George Mitchell, a reporté sa visite dans la région dans un climat de tension entre Washington et le gouvernement israélien.
L'annonce de la construction de 1600 nouveaux logements à Jérusalem-Est durant la visite du vice-président américain Joe Biden dans la région a causé un froid entre les deux alliés.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a estimé mardi sur Radio Israël qu'il n'était pas « raisonnable » que la communauté internationale attende d'Israël le gel de la construction à Jérusalem-Est.
De son côté, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou n'a pas l'intention d'annuler le nouveau projet immobilier, ni même de ralentir les constructions de logements juifs à Jérusalem-Est.