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Dans la crainte d'un tsunami

Mise à jour le vendredi 12 mars 2010 à 9 h 10

Dans la crainte d'un tsunami

Sebastian Pinera, après son assermentation.

Photo: AFP/Evaristo SA

Sebastian Pinera, après son assermentation.

La cérémonie d'investiture du nouveau président chilien, Sebastian Pinera a eu lieu jeudi sur fond de secousses telluriques et d'une alerte au tsunami. Cela s'est passé jeudi au Parlement de Valparaiso, à 120 kilomètres à l'ouest de Santiago.

Sebastian Pinera, successeur de la socialiste Michelle Bachelet, prêtait serment à la mi-journée, moins d'une demi-heure après une secousse de magnitude 7,2 qui a créé la confusion parmi les sept chefs d'État latino-américains présents, dont les présidents Evo Morales (Bolivie), Fernando Lugo (Paraguay) et Alan Garcia (Pérou). Ce dernier devait plaisanter après coup en ces termes : « C'est un honneur d'avoir partagé un séisme avec le peuple chilien ».

Selon l'Institut de veille géologique américaine (USGS), l'épicentre de ce séisme se trouvait à environ 145 kilomètres au sud-ouest de Santiago et à une profondeur de 35 kilomètres.

Ces dernières répliques telluriques, venues grossir le nombre de 270 secousses depuis le 27 février, auront causé suffisamment de frayeur pour susciter une alerte au tsunami émise par le Bureau national des urgences (ONEMI) sur une section de plus de 400 kilomètres du littoral, depuis la région de Valparaiso (centre) jusqu'à celle des Lacs (sud).

La crainte d'un tsunami

Une alerte levée peu après, mais partiellement, puisqu'elle a été maintenue pour l'île chilienne de Pâques, située dans le Pacifique sud à 3700 km des côtes.

Dans les heures qui ont suivi les répliques sismiques et son investiture, le président Sebastian Pinera s'est rendu dans la ville de Rancagua, proche de l'épicentre des secousses.

Le 38e président du Chili devait aussi visiter la ville de Constitucion, en partie ravagée par le séisme de magnitude 8,8 - l'un des plus violents depuis un siècle - et le tsunami du 27 février au matin.

À Constitucion, les habitants ont couru vers les collines de la ville, tandis que les télévisions chiliennes diffusaient des images d'évacuations dans le calme d'hôpitaux et d'écoles dans plusieurs villes du pays.

Les sentiments contrastés d'un nouveau président

Le nouveau chef de l'État a exprimé « des sentiments contrastés », entre « la grande émotion » d'être investi président et « les temps de tragédie et de souffrance » vécus par le Chili.

La passation des pouvoirs entre la très populaire Michelle Bachelet et Pinera a donné lieu à une cérémonie sobre, par respect pour les familles des 497 morts identifiés après la catastrophe du 27 février.

L'élection de Pinera, qui est âgé de 60 ans, marque un virage à droite significatif dans une Amérique latine où toute une génération de dirigeants socialistes ou de centre gauche sont au pouvoir, du Venezuela à l'Argentine, en passant par le Brésil.

Le président bolivien Evo Morales (au centre) et son vis-à-vis du Paraguay, Fernando Lugo, lève les yeux au plafond après avoir ressenti une des secousses. À gauche, le président péruvien Alan Garcia.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Martin Mejia

Le président bolivien Evo Morales (au centre) et son vis-à-vis du Paraguay, Fernando Lugo, lève les yeux au plafond après avoir ressenti une des secousses. À gauche, le président péruvien Alan Garcia.

Mesurer un séisme

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters

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