![]() Mise à jour le mercredi 10 mars 2010 à 19 h 04 Le spectre de la pluie
Le président américain craint que la saison des pluies qui frappe normalement Haïti au début du printemps n'engendre une « deuxième catastrophe » humanitaire. Le défi du moment, dit Barack Obama, est précisément d'empêcher que cela se produise. M. Obama a fait ses commentaires lors d'une conférence de presse organisée à la Maison-Blanche, mercredi, au terme d'une rencontre avec son homologue haïtien René Préval. La situation sur le terrain reste terrible et tout le monde devrait être bien conscient que la crise n'est pas finie. — Le président Barack Obama La crainte que suscite la saison des pluies est soulevée depuis quelques semaines déjà par les organisations humanitaires présentes sur le terrain. La pluie pourrait entraîner des coulées de boue susceptibles de menacer des camps de fortune érigés dans le désordre après le tremblement de terre du 12 janvier. De son côté, René Préval a pour sa part tenu à « remercier le peuple américain », le Congrès et le président Obama pour l'aide apportée à son pays. Il a aussi rendu hommage aux victimes américaines du séisme. Le puissant séisme a fait plus de 200 000 morts et plus d'un million de sans-abri. Sur les élections Mardi, le président Préval a eu un entretien avec la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton à Washington. Tous deux ont souligné qu'il était nécessaire que des élections aient lieu dans les meilleurs délais en Haïti. Dans la foulée du tremblement de terre du 12 janvier, les élections législatives ont été reportées à une date indéterminée. Elles étaient à l'origine prévues pour la fin de février. L'élection présidentielle doit quant à elle avoir lieu en décembre. Le président Préval ne peut pas se représenter, la Constitution haïtienne limitant à deux le nombre de mandats présidentiels. « Il faut chercher une voie, et les spécialistes le feront, pour que lorsque je quitterai [le pouvoir], il y ait un Parlement et un président élus », a dit le président Préval au terme de cette rencontre. « Le pire, c'est d'avoir un gouvernement qui n'a pas la légitimité, qu'on entre dans une période de gouvernement provisoire. Il faut un gouvernement qui ait la légitimité populaire. » M. Préval soutient que la stabilité politique du pays est nécessaire pour attirer les investissements étrangers. Le tremblement de terre, dit-il, offre une occasion historique de refonder le pays. « Nous devons travailler à des élections », a renchéri Mme Clinton. « J'ai assuré au président Préval que les États-Unis travailleraient avec la communauté internationale pour que des élections se tiennent dès que ce sera approprié. » La rencontre se déroule au moment où les États-Unis rapatrient graduellement les quelque 11 000 soldats américains déployés dans le pays au lendemain du séisme. Une conférence des principaux pays créanciers d'Haïti doit aussi avoir lieu aux États-Unis, plus tard au mois de mars. Incidents à Port-au-Prince Une manifestation pour réclamer de l'aide alimentaire a donné lieu à des incidents mercredi entre sinistrés et policiers aux abords du siège du gouvernement. Des dizaines de personnes ont tenté de bloquer la route qui passe devant le siège du gouvernement transformé en camp d'hébergement depuis le séisme du 12 janvier. Des enfants et des femmes frappaient sur des assiettes brandies au-dessus de leur tête pour réclamer de la nourriture. Des policiers ont donné des coups de bâton aux manifestants pour les disperser. Les manifestants accusent la police de ne pas avoir laissé passer un camion venu apporter de l'aide alimentaire aux familles, et le gouvernement de ne pas leur venir en aide. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters Fil international en continuMis à jour il y aÀ ne pas manquer
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