Camp de réfugiés à Goz Beida, dans le sud du Tchad, en mars dernier.
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AFP/Philippe Hughen
Khartoum et un important groupe rebelle signent un cessez-le-feu pour mettre un terme à la guerre du Darfour, après sept ans de violences et au moins 200 000 morts.
La colombe de la paix a survolé Doha, mardi, où le président soudanais Omar el-Béchir et le principal groupe rebelle du Darfour, le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), ont signé un accord de cessez-le-feu qui entrait en vigueur à minuit heure locale.
Les deux parties ont aussi conclu une entente-cadre qui ouvre la porte à des pourparlers de paix. Cette entente prévoit notamment faire une place au JEM dans toutes les sphères du pouvoir politique ainsi que dans l'armée et la police. L'accord prévoit aussi un dédommagement pour les déplacés et le partage des richesses.
Étaient présents à la signature le chef du JEM Khalil Ibrahim et le président soudanais Omar el-Béchir, l'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, et les présidents tchadien Idriss Deby Itno et érythréen Issaias Afeworki.
L'émir du Qatar, qui a contribué à rapprocher les parties, a offert un milliard de dollars pour la reconstruction du Darfour.
La cérémonie a été retardée de près de deux heures pour des discussions de dernière minute.
Le Darfour n'est cependant pas sorti d'affaire puisque le groupe qui a lancé la rébellion, le Mouvement de libération du Soudan (MLS), a rejeté les pourparlers de paix. Un autre important groupe rebelle, l'Armée de libération du Soudan d'Abdelwahid Nour (SLA-Abdelwahid) a aussi refusé de se joindre au processus de paix.
Le cessez-le-feu conclu au Qatar intervient alors que le président soudanais Omar el-Béchir est sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour crimes de guerre au Darfour. Les analystes estiment que l'entente de Doha lui permettra d'améliorer son image en vue des prochaines élections programmées en avril.