Amy Bishop Anderson risque la peine de mort.
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AFP/Huntsville Police Department
Une enseignante soupçonnée d'avoir tué trois de ses collègues vendredi lors d'une fusillade dans une université de l'Alabama est accusée de meurtre. Le refus de l'université de lui accorder la titularisation est évoqué comme motif.
En Alabama, une enseignante de biologie âgée de 45 ans, Amy Bishop Anderson, a été accusée samedi de meurtre. La mère de quatre enfants est soupçonnée d'avoir tué trois de ses collègues lors d'une fusillade survenue vendredi sur le campus de l'Université de l'Alabama, à Huntsville.
Lors d'une conférence de presse, le procureur Rob Broussard a précisé qu'elle risque la peine de mort.
Trois autres de ses collègues ont aussi été blessés dans la fusillade. Elle est survenue durant une réunion de la direction du département de biologie tenue au Shelby Center, situé dans le pavillon des sciences et technologies.
Un porte-parole de l'hôpital de Huntsville, où ont été emmenées les victimes, a indiqué que deux d'entre elles reposaient dans un état critique et que la troisième était dans un état stable.
Les policiers ont indiqué que la présumée meurtrière avait utilisé une arme de calibre 9 millimètres. Elle a été découverte dans les toilettes des dames.
Un refus intolérable pour Mme Bishop Anderson
Selon les hypothèses, la professeure de biologie, qui a été formée à l'Université Harvard, venait d'apprendre que l'université lui avait refusé sa titularisation.
Le président de l'université David Williams a fait part samedi de sa stupeur à l'AFP. Il a affirmé que la professeure de biologie, qui travaillait pour l'université depuis 2003, avait été informée il y a plusieurs mois qu'elle ne serait pas titularisée.
Il a précisé qu'il n'est pas inhabituel qu'un professeur-chercheur soit employé aussi longtemps avant qu'une telle décision soit prise.
La fusillade, survenue vers 16 h vendredi, a forcé l'évacuation du campus qui compte quelque 7500 étudiants.
Plusieurs fusillades meurtrières se sont produites aux États-Unis ces dernières années. En 2007, un étudiant de l'Université Virginia Tech avait tué 32 personnes avant de s'enlever la vie.