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Grèce
Un pays à la dérive

Mise à jour le mercredi 10 février 2010 à 4 h 30

Une affiche du syndicat Adedy appelant à la grève.

Photo: AFP/Louisa Gouliamaki

Une affiche du syndicat Adedy appelant à la grève.

Le gouvernement socialiste grec est confronté à une forte résistance des syndicats après qu'il eut annoncé plusieurs mesures visant principalement les fonctionnaires.

Le premier ministre Georges Papandréou a annoncé que son gouvernement avait décidé de baisser les salaires des fonctionnaires de 5 à 20 %. Il a également décidé de geler les embauches et de supprimer des « privilèges fiscaux ».

Par ailleurs, le ministre du Travail a proposé de retarder de deux ans l'âge moyen de départ à la retraite d'ici 2015. À l'heure actuelle, l'âge de la retraite est de 65 ans pour les hommes et de 60 ans pour les femmes.

De plus, le gouvernement envisage de nouvelles taxes sur le carburant.

Cette série de mesures est destinée à réduire la dette du pays, qui s'élève à l'équivalent de 433 milliards de dollars. Et à un déficit supérieur aux 3 % acceptés pour les membres de la zone euro.

Rejet des syndicats

Les principaux syndicats ont rejeté la démarche du gouvernement.

Le syndicat des fonctionnaires grecs (Adedy, 300 000 membres) a appelé ses adhérents à une grève nationale mercredi. Du coup, l'aéroport international d'Athènes sera fermé. Aucun avion ne décollera ni n'atterrira durant 24 heures à partir de mercredi.

Le président d'Adedy, Spyros Papaspyros, se déclarant « conscient de la difficile situation économique du pays », a cependant estimé que les sacrifices demandés aux fonctionnaires étaient « injustes et inefficaces » à cause de la fraude fiscale et du non-versement des cotisations sociales du secteur privé.

L'autre grand syndicat grec, la Confédération des travailleurs de Grèce (GSEE, 600 000 membres), a lancé un appel à une grève nationale de 24 heures dans le secteur privé le 24 février pour protester contre les projets gouvernementaux de réforme des retraites.

Le premier ministre a appelé les fonctionnaires grecs qui s'apprêtent à débrayer à « donner l'exemple » pour aider le pays à sortir de la crise financière.

La voie de l'austérité choisie par le gouvernement a été approuvée par la Commission européenne, qui a cependant décidé de placer le pays sous la quasi-tutelle de l'Union européenne.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

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