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Demande de libération rejetée

Mise à jour le lundi 8 février 2010 à 9 h 48

Demande de libération rejetée

Huit des dix Américains arrêtés. En avant, de gauche à droite : Carla Thompson, Laura Silsby, et Nicole Lankford. Dans la rangée arrière : Steve McMullen, Jim Allen, Silas Thompson, Paul Thompson, et Drew Culborth.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Ramon Espinosa

Huit des dix Américains arrêtés. En avant, de gauche à droite : Carla Thompson, Laura Silsby et Nicole Lankford. Dans la rangée arrière : Steve McMullen, Jim Allen, Silas Thompson, Paul Thompson et Drew Culborth.

La demande de libération provisoire déposée par les dix baptistes Américains poursuivis en Haïti pour enlèvement d'enfants a été rejetée, a annoncé à l'Agence France Presse leur avocat haïtien Edwin Coq.

« Le juge n'a pas accepté [leur] demande de libération provisoire », a-t-il dit. D'autres agences de presse disent toutefois que la justice haïtienne n'a pas encore pris de décision à ce sujet.

« Le juge a émis deux mandats de dépôt: un pour le groupe des cinq hommes, qui seront incarcérés au pénitencier national, l'autre pour les cinq femmes qui seront détenues à la prison pour femmes de Pétionville », a indiqué par ailleurs Me Coq.

Le pénitencier national est la principale prison de Port-au-Prince, d'où se sont évadés une grande partie des 4000 détenus lors du séisme dévastateur du 12 janvier.

Les 10 missionnaires américains, qui appartiennent à une Église baptiste de l'Idaho, ont été arrêtés la semaine dernière alors qu'ils tentaient de gagner illégalement la République dominicaine avec une trentaine d'enfants haïtiens.

Ils devraient être jugés en Haïti, en dépit de la délicatesse du dossier sur le plan diplomatique. Jeudi, ils ont été inculpés d'« enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs ». Ils sont passibles de 5 à 15 ans d'emprisonnement pour le seul chef d'inculpation d'enlèvement d'enfants.

L'enquête doit continuer lundi et mardi. Le gouvernement américain fournit une assistance consulaire aux accusés.

Bill Clinton espère une solution rapide

de son côté, l'ancien président américain Bill Clinton, mandaté par les Nations unies pour coordonner les efforts humanitaires après le séisme dévastateur, a pressé vendredi le gouvernement de son pays et celui d'Haïti de résoudre au plus vite cette affaire.

« Je pense qu'ils trouveront un moyen de désamorcer cette crise », a déclaré M. Clinton après son arrivée dans la capitale haïtienne. Il a cependant pris soin de souligner que ce dossier n'était pas sous sa responsabilité.

« Le gouvernement haïtien ne cherche pas un affrontement à ce sujet. Ils veulent simplement protéger leurs enfants et s'assurer qu'ils ont toutes les données pour être sûrs de ne pas envoyer à l'adoption un enfant qui aurait encore quelque part une tante ou un oncle qui pourrait s'en occuper », a ajouté Clinton.

Il semble que plusieurs des enfants haïtiens en question, présentés comme des orphelins, ont encore leurs parents.

Quoi qu'il en soit, le gouvernement américain a fait savoir qu'il ne voulait pas intervenir. « De toute évidence, c'est l'affaire du système judiciaire haïtien », a déclaré la secrétaire d'État Hillary Clinton, épouse de Bill Clinton, à Washington.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Reuters et Associated Press

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