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Photo: La Presse Canadienne /Jonathan Hayward Le dalaï-lama lors d'une visite à Vancouver, en septembre dernier |
Que cela plaise à Pékin ou non, le président américain Barack Obama a toujours l'intention de rencontrer le dalaï-lama, malgré l'avertissement de la Chine qui a assuré que l'entretien nuirait aux relations bilatérales.
« Le dalaï-lama est une figure religieuse et culturelle respectée dans le monde entier, et c'est à ce titre que le président va le rencontrer », a indiqué mardi Bill Burton, un porte-parole de la Maison-Blanche. Il a ajouté que le président avait d'ailleurs annoncé ses intentions aux autorités chinoises lors de son voyage en Chine, en novembre dernier.
Tentant de minimiser la portée du différend, il a assuré que le président Obama était « engagé à bâtir une relation positive, complète et coopérative avec la Chine » et que « les États-Unis considèrent que le Tibet fait partie de la Chine ». Washington espère que la relation sino-américaine « est suffisamment mûre pour que nous puissions travailler sur des questions d'intérêt mutuel » et « discuter franchement et sans arrière-pensée des problèmes sur lesquels nous ne sommes pas d'accord », a-t-il poursuivi.
« Nous sommes inquiets, sur le plan des droits de la personne, de la façon dont les Tibétains sont traités. Nous pressons le gouvernement chinois de protéger les traditions culturelles et religieuses uniques du Tibet », a ajouté M. Burton.
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Photo: La Presse Canadienne /AP/Pablo Martinez Monsivais Les présidents Obama et Hu, en novembre dernier |
Le chef spirituel des Tibétains en exil a deux voyages prévus aux États-Unis cette année, soit en février et en mai. Le porte-parole de la Maison-Blanche n'a pas précisé à quelle occasion l'entretien entre les deux hommes se déroulerait.
Le dirigeant tibétain a visité les États-Unis en octobre dernier, un mois avant la visite de M. Obama en Chine. Une partie de la classe politique a alors critiqué le président pour ne pas l'avoir reçu.
Plusieurs présidents américains, dont le prédécesseur d'Obama George W. Bush, ont rencontré celui que Pékin qualifie de « dangereux séparatiste ». Ils se sont chaque fois attiré les foudres de la Chine, mais jamais de représailles concrètes.
Des relations bilatérales tendues
Ce nouveau différend entre Pékin et Washington survient alors que les relations entre les deux pays traversent une phase de tensions.
Le contrat de vente d'armes conclu la semaine dernière entre les États-Unis et Taïwan a irrité les autorités chinoises, qui considère l'île comme une province rebelle appelée à réintégrer son giron. Le ministère chinois des Affaires étrangères a répété mardi que les entreprises qui participeraient à ce projet, dépassant les 6,4 milliards de dollars, étaient passibles de sanctions, sans toutefois préciser lesquelles.
Il y a quelques semaines, c'était la menace de Google de cesser ses activités en Chine qui a attisé le feu. L'entreprise, qui s'est plainte, le mois dernier, d'attaques ciblant des adresses courriel de militants chinois des droits de la personne, a indiqué qu'elle n'était plus disposée à censurer les recherches sur son site chinois, comme l'exigent les autorités.
Les deux pays ont aussi un certain nombre de querelles commerciales à régler, dont certaines se retrouvent devant l'Organisation mondiale du commerce.
Le dossier du nucléaire iranien et nord-coréen sépare également les deux pays.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters
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