![]() Mise à jour le vendredi 29 janvier 2010 à 22 h 08 La mort d'un 22e Canadien confirmée
La famille de Jean-Philippe Laberge, un travailleur humanitaire canadien employé en Haïti par l'ONU, a confirmé son décès. Le jeune homme de 35 ans se trouvait au siège de la mission onusienne à Port-au-Prince lorsque l'édifice s'est effondré. La confirmation de son décès, vendredi, porte à 22 le bilan des victimes canadiennes confirmées. On recense en outre 136 Canadiens disparus. Le conjoint d'Alexandra Duguay se confie
Les funérailles d'Alexandra Duguay, une autre travailleuse humanitaire de l'ONU en Haïti décédée dans le séisme, auront lieu samedi. Elles seront célébrées à l'église Saint-Dominique, sur la Grande Allée. Vendredi, ses proches se sont réunis à la Maison Gomin pour lui rendre hommage. La gorge nouée, Marc-André Franche a raconté à Radio-Canada les dernières minutes de vie de sa conjointe, âgée de 31 ans. À ce moment, M. Franche, qui travaille également pour l'ONU, se trouvait dans un autre bâtiment. « J'étais convaincu qu'elle était là en train d'aider le monde et de leur donner un peu de bonne humeur. C'est ce qu'elle aurait fait, leur dire qu'on allait être capables, qu'on allait passer au travers », a-t-il raconté. L'édifice dans lequel la jeune femme se trouvait s'est écroulé moins de 10 secondes après le début du séisme et elle a été ensevelie sous des tonnes de béton, avec 150 de ses collègues.
Les premiers camions sont arrivés trois jours après le séisme. Pendant tout ce temps, Marc-André Franche a cherché sa conjointe, sans relâche. Il a dû finir par admettre qu'il était impossible de déplacer les énormes blocs de ciment à bras d'homme. Les secouristes sont finalement arrivés sur les lieux et l'impuissance a fait place à la frustration. « C'est toujours différentes équipes qui viennent. Elles ne parlent pas la même langue. Ils recherchent aux mêmes endroits. C'est un gros chaos », a-t-il déploré. Malgré son immense chagrin, Marc-André Franche a tenu à dire qu'Alexandra était morte en faisant ce qui la passionnait. Elle était tellement heureuse d'être en Haïti, de faire la différence là-bas, de s'engager. C'est ça que tout le monde va se souvenir d'elle: son énorme sourire, son amour pour les autres. — Marc-André Franche Dernier adieu à Serge Marcil
Par ailleurs, les proches de l'ancien ministre Serge Marcil, retrouvé vendredi dernier dans les décombres de l'hôtel Montana, lui rendront un dernier hommage samedi. Ses funérailles auront lieu à Salaberry-de-Valleyfield. Serge Marcil a été élu à l'Assemblée nationale sous la bannière libérale en 1985. En 1994, il a été ministre de l'Emploi dans le cabinet de Daniel Johnson fils, avant d'être défait, la même année, lors des élections générales remportées par le Parti québécois. Il a ensuite été directeur général du PLQ de 1996 à 1998. Serge Marcil a par la suite fait le saut en politique fédérale, devenant député du Parti libéral du Canada de 2000 à 2004. Il a fait un retour sur la scène provinciale comme chef de cabinet du leader parlementaire Jacques Dupuis, de 2005 à 2006. L'année suivante, il a occupé les fonctions de directeur général de la formation. Fil international en continuMis à jour il y a 2 minutesCorrespondants à l'étranger
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