Malgré les efforts d'organismes tels qu'Amnistie internationale, l'Iran a exécuté jeudi par pendaison deux opposants qui avaient été condamnés à mort en octobre. Le procès de ces dissidents s'inscrivait dans la foulée des manifestations intenses qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, en juin dernier.
La justice iranienne exécute deux opposants au régime du président Mahmoud Ahmadinejad qui avaient été condamnés à la suite des manifestations de juin 2009.
Un militant de l'opposition à Téhéran, lors d'une manifestation
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AFP/Amir Sadeghi
Ces peines de mort avaient été confirmées en appel et sont les premières à être mises en pratique.
Selon l'agence de presse iranienne Isna, les accusés étaient entre autres poursuivis pour appartenance à des organisations antirévolutionnaires, y compris une association monarchiste.
Dans un communiqué, le procureur de Téhéran précise que neuf autres opposants condamnés à mort attendent actuellement le verdict de la Cour d'appel.
Jusqu'à présent, seules cinq condamnations à mort avaient été annoncées par les autorités dans les procès ayant suivi les manifestations de juin.
Lors des événements sévèrement réprimés par les autorités, environ 4000 personnes avaient été arrêtées puis libérées pour la plupart. Toutefois, 140 d'entre elles avaient été citées à procès.
Selon les adversaires réformistes de Mahmoud Ahmadinejad, l'exercice électoral avait été entaché de fraudes massives.
La Maison-Blanche a condamné ces exécutions. « Cela ne servira qu'à isoler davantage le gouvernement iranien dans le monde et vis-à-vis de son peuple », a déclaré le porte-parole Bill Burton.
L'opposition et la plupart des défenseurs des droits de l'homme à l'étranger ont aussi vivement dénoncé ces premières exécutions dans le cadre de ce procès qu'ils considèrent comme une mascarade.