Mahinda Rajapaksa, le 24 janvier 2009.
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AFP/Lakruwan Wanniarachchi
Le chef de l'État sri-lankais sortant, Mahinda Rajapaksa, remporte l'élection présidentielle face à son principal adversaire, son ancien général et allié dans la guerre contre les rebelles tamouls, Sarath Fonseka.
Le président sortant du Sri Lanka, Mahinda Rajapaksa, a été réélu avec 57,9 % des voix, selon les résultats publiés mercredi par la Commission électorale du pays.
Son principal adversaire, l'ex-général Sarath Fonseka, a déclaré qu'il n'acceptait pas le résultat de l'élection et qu'il irait devant la justice pour le contester.
Des partisans du général Mahinda Rajapaksa, le 27 janvier 2010.
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AFP/Ndranil Mukherjee
Il s'agit du premier scrutin d'après-guerre dans le pays, après que le Sri Lanka eut proclamé, en mai 2009, sa victoire contre les Tigres de libération de l'Eelam Tamoul (LTTE).
Quelque 68 000 policiers ont été mobilisés pour l'élection, après des violences qui ont fait au moins six morts et des dizaines de blessés. Le scrutin s'est déroulé dans un climat tendu, mais généralement dans le calme.
Les observateurs indépendants font état d'un très fort taux de participation, de l'ordre de 70 à 80 %. Environ 14 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes mardi.
Appel à l'aide du candidat de l'opposition
Des soldats prennent leurs positions, devant l'hôtel où réside Sarath Fonseka, à Colombo, le 27 janvier.
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AFP/Indranil Mukherjee
Le candidat de l'opposition, Sarath Fonseka, a demandé mercredi la protection d'un pays voisin, a déclaré son porte-parole, Mano Ganeshan. « Je vais rencontrer un diplomate d'un pays voisin pour avoir l'assurance de la sécurité de Sarath Fonseka », a-t-il expliqué. L'hôtel où se trouve le candidat défait a été encerclé dans la nuit de mardi à mercredi par des troupes armées.
Mahinda Rajapaksa et Sarath Fonseka sont d'anciens alliés. M. Fonseka a démissionné de son poste de chef des armées du président, l'automne dernier, déclarant que le président le soupçonnait de coup d'État. La majorité cinghalaise du pays considère les deux rivaux comme des « héros » pour leur rôle dans la victoire contre la rébellion tamoule, en mai dernier.