![]() Mise à jour le vendredi 22 janvier 2010 à 18 h 36 Québec exclu de la table
Lundi prochain, de hauts dirigeants politiques d'une dizaine de pays se réuniront pour prendre part aux décisions sur le processus de reconstruction d'Haïti, dont une grande partie des infrastructures ont été détruites par le puissant séisme de la semaine dernière. Même si la communauté haïtienne du Québec est la plus nombreuse au pays, le Québec n'y participera pas. Le cabinet du premier ministre Jean Charest a confirmé l'information à La Presse canadienne, vendredi, après avoir obtenu le matin même la réponse du ministre fédéral des Affaires étrangères, Lawrence Cannon. Le gouvernement Harper n'a autorisé qu'un fonctionnaire du ministère des Relations internationales à assister à cette rencontre internationale. M. Charest avait exprimé le désir que le Québec soit à la table, invoquant auprès du ministre Cannon les liens privilégiés qui unissent le Québec et Haïti. Il disait n'avoir pour but unique que celui d'aider le peuple haïtien, tout en se gardant de déclencher une nouvelle querelle fédérale-provinciale. Il n'avait toutefois pas spécifié publiquement s'il estimait que le Québec devait jouer un rôle actif sur le plan politique ou un simple rôle administratif. Son porte-parole a indiqué que M. Charest était satisfait de la tournure des événements. Le ministre Cannon a de son côté affirmé que M. Charest et lui avaient convenu que l'important était « de mettre l'accent sur cette question de relancer et de rebâtir Haïti ». Le premier ministre Charest aura tout de même un entretien privé avec son homologue haïtien, lors de son passage à Montréal. Dans un geste de sympathie et de solidarité envers la communauté haïtienne éprouvée, le fleurdelisé sera en outre mis en berne, lundi, au sommet de la tour centrale de l'hôtel du Parlement, de même que devant tous les édifices publics du gouvernement du Québec, des municipalités, des réseaux de la santé et de l'éducation, et des représentations du Québec à l'étranger. Le Parti québécois outré Le fait qu'aucun membre du gouvernement du Québec ne participe à la conférence irrite cependant l'opposition péquiste. « Le Canada pourrait et devrait inclure le Québec dans sa délégation au plus haut niveau », a déclaré la porte-parole péquiste en matière de dossiers internationaux et d'affaires intergouvernementales, Louise Beaudoin. « Le Québec a toutes les justifications pour être autour de la table, mais visiblement cela ne suffit pas » aux yeux d'Ottawa, a-t-elle déploré. Des présences qui restent à confirmer
La rencontre de lundi réunira le premier ministre de Haïti, Jean-Max Bellerive, et les ministres des Affaires étrangères d'une dizaine de pays. La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, ainsi que les ministres des Affaires étrangères du Brésil et de la France, Celso Amorim et Bernard Kouchner, ont confirmé leur participation. Leurs homologues du Chili, du Mexique, du Pérou, de l'Uruguay, de l'Argentine et du Costa Rica devraient y être. Des représentants de l'Union européenne, de l'Organisation des États américains, des Nations unies, des pays voisins immédiats d'Haïti et les banques de développement devraient aussi être présents. Le ministère des Affaires étrangères a indiqué à Radio-Canada.ca que la liste des participants n'était pas encore entièrement déterminée. Les détails de la conférence seront communiqués dimanche matin par le ministre Cannon. Ce dernier a précédemment indiqué que la rencontre de Montréal permettra de réfléchir sur les meilleures façons dont les pays donateurs peuvent coopérer et utiliser leurs ressources afin d'aider les Haïtiens. La conférence subséquente sera dirigée par l'ONU et la Banque mondiale. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne Fil international en continuMis à jour il y a 2 heures 16 minutesCorrespondants à l'étranger
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