Un conflit réglé, un autre perpétué

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
L'offensive israélienne contre la bande de Gaza a duré du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009. (archives) L'offensive israélienne contre la bande de Gaza a duré du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009. (archives)   © AFP/Mahmud Hams

Israël verse plus de 10 millions de dollars à l'ONU pour les dommages causés par son intervention dans la bande de Gaza en décembre 2008 et janvier 2009, mais ne donne aucun espoir de reprise des pourparlers avec les Palestiniens.

L'État israélien verse 10,5 millions de dollars à l'Organisation des Nations unies pour les dommages subis lors de son offensive sur le territoire palestinien, en décembre 2008 et janvier 2009. C'est ce qu'a annoncé vendredi un porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky.

« Avec ce paiement, l'ONU considère que le contentieux financier entre elle et Israël est clos. » — Martin Nesirky, porte-parole de l'ONU

L'offensive israélienne contre le Hamas, qui avait duré trois semaines, a détruit ou endommagé plusieurs installations de l'ONU. L'attaque répondait à des tirs de roquettes du Hamas à partir du territoire palestinien. Peu de temps après le conflit, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait déclaré qu'il réclamerait plus de 11 millions à l'État d'Israël. La demande de réparation formelle a été faite en juillet 2009.

Le gouvernement israélien a toujours nié avoir pris pour cible les installations onusiennes.

Quelque 1400 Palestiniens et 13 Israéliens ont trouvé la mort lors du conflit de décembre 2008 et janvier 2009, selon les ONG. Le rapport de la commission d'enquête présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone sur ce conflit avait conclu en septembre 2009 que des crimes de guerre avaient été commis de part et d'autre.

L'envoyé spécial américain George Mitchell rencontre le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, à Jérusalem, le 21 janvier 2010. L'envoyé spécial américain George Mitchell rencontre le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, à Jérusalem, le 21 janvier 2010.   © AFP/Moshe Milner

Obama réduit ses attentes

Le processus de paix ne semble pas sur une voix plus assurée en ce début d'année 2010. Une rencontre entre l'émissaire américain George Mitchell et le président palestinien Mahmoud Abbas s'est achevée sur un constat de désaccord vendredi, note l'Agence France Presse. Une autre rencontre, jeudi, entre l'envoyé spécial américain, le premier ministre Benyamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Ehoud Barak, entre autres dirigeants israéliens, n'a pas semblé donner plus de résultats.

« Je pense que nous avons surestimé nos possibilités de les convaincre d'engager des négociations de paix. » — Barack Obama, à propos des Palestiniens et des Israéliens, dans une entrevue accordée au magazine Time

Plusieurs dossiers abordés lors des rencontres, comme la délimitation des frontières d'un futur État palestinien, la colonisation israélienne et la question des réfugiés palestiniens, ont mis en relief l'écart entre les positions des protagonistes. Sur la question de la colonisation juive, par exemple, M. Abbas exige le gel complet de la colonisation en Cisjordanie pour reprendre le dialogue. Israël, pour sa part, n'accepte que de freiner la construction dans les colonies pendant dix mois, sans inclure Jérusalem-Est, territoire à majorité arabe, dans cet arrangement.

Dans une entrevue accordée jeudi à l'hebdomadaire Time, le président américain admet avoir mal jaugé les possibilités de paix au Moyen-Orient. « C'est un problème inextricable », a-t-il établi.

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