Nouvelles mesures antiterroristes

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Des voyageurs attendent en ligne avec leurs bagages à l'aéroport Tegel, à Berlin. Des voyageurs attendent de prendre l'avion.   © PC/AP Photo/Gero Breloer

Contrôles aléatoires renforcés, présence accrue de policiers sur certains vols et ajout de nouvelles personnes sur la liste de surveillance terroriste: le département de la Sécurité intérieure ajoute d'autres restrictions à celles déjà annoncées.

Les États-Unis mettront en place de nouvelles mesures de sécurité aérienne, qui viennent s'ajouter à celles annoncées ou déjà mises en place depuis l'attentat avorté du 25 décembre.

« Nous devons rester vigilants devant la menace latente d'Al-Qaïda », a déclaré la secrétaire à la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, ajoutant que son gouvernement veut ainsi « protéger le peuple américain ».

Le renforcement des contrôles aléatoires de passagers, la présence accrue de policiers sur certaines liaisons et l'ajout de personnes potentiellement dangereuses sur la liste de surveillance terroriste comptent parmi les mesures annoncées.

Devant « un ennemi déterminé », Mme Napolitano a demandé aux voyageurs de se présenter aux aéroports plus longtemps à l'avance qu'à l'accoutumée, « particulièrement pour les vols transatlantiques vers les États-Unis ».

Elle a précisé que l'administration américaine continuerait à adapter et à moderniser les mesures de protection mises en oeuvre « pour assurer que le transport aérien soit à la fois sécuritaire et efficace ».

La série de mesures annoncée fait suite à la tentative d'attentat à bord d'un avion de la Northwest Airlines effectuant le vol 253 entre Amsterdam et Détroit, pour laquelle le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab a été formellement accusé. Il a déclaré aux enquêteurs qu'il avait été entraîné au Yémen par le groupe Al-Qaïda dans la Péninsule arabique, qui a revendiqué l'attentat.

En début d'année, l'incident a amené le département de la Sécurité intérieure à annoncer, entre autres, l'installation de 300 scanners corporels dans les aéroports américains d'ici un an ainsi qu'un renforcement de la coopération internationale. L'autorité américaine des transports (TSA, Transportation Security Administration) a pour sa part indiqué que les passagers originaires de 14 pays, dont le Nigéria, le Yémen et le Pakistan, feraient l'objet de fouilles corporelles « complètes » en plus de voir leurs effets personnels inspectés manuellement.

Au lendemain de l'acte terroriste manqué, les passagers à bord des appareils américains se sont vu interdire de se rendre à la toilette ou de poser un objet sur leurs genoux dans l'heure précédant l'atterrissage.

Des mesures approuvées

Si l'ensemble de ces restrictions peut faire grincer des dents les passagers originaires d'autres pays que les États-Unis, elle recueille l'assentiment d'une grande majorité d'Américains.

Selon un sondage de l'Université de Quinnipiac, au Connecticut, publié jeudi, 86 % des personnes sondées se disent en faveur de nouvelles mesures même si celles-ci entraînent des délais de voyage plus longs. En outre, 84 % soutiennent plus spécifiquement l'utilisation de scanners. Menée auprès de 1767 personnes entre les 5 et 11janvier, l'étude a une marge d'erreur de 2,3 %.

La veille, un sondage USA Today/Gallup révélait que 71 % des Américains appuyaient les contrôles au faciès dans les aéroports. Dans l'ensemble, 38 % des Américains approuvaient la réponse du président Obama, 42 % estimant même qu'il n'allait pas suffisamment loin.

Correspondants
à l’étranger

  • Alexandra Szacka
    Alexandra Szacka

    Vidéo -  Marine Le Pen à Strasbourg

  • Ginette Lamarche
    Ginette Lamarche

    Vidéo -  Situation en Syrie

  • Michel C. Auger
    Michel C. Auger

    Vidéo -  Obama apaise la controverse

Tous les correspondants

Facebook