La France, l'Allemagne et les Pays-Bas ont entrepris la revente d'une partie de leurs stocks de vaccins contre la grippe A (H1N1).
Plusieurs pays européens revendent leurs surplus de vaccins contre le virus A (H1N1) en raison de la faible popularité de la vaccination.
Plusieurs pays se retrouvent en effet avec des surplus, engendrés par de mauvais calculs et une faible popularité de la vaccination auprès de la population.
La conclusion qu'une seule dose, et non deux, s'est avérée nécessaire explique aussi pourquoi plusieurs pays européens se retrouvent avec des quantités excédentaires de vaccins. La France, par exemple, avait commandé 94 millions de doses dans la perspective d'une double injection.
L'Ukraine, le Qatar, l'Égypte, le Mexique, la Moldavie, la Macédoine, l'Albanie, le Kosovo, la Mongolie et les Maldives sont parmi les acheteurs potentiels, bien que certains États tenteront d'obtenir les doses gratuitement.
Malgré l'achat de 48 millions de doses par l'Italie, seules 840 000 ont été administrées.
Au palmarès des pays européens qui pourraient se départir de millions de doses, on retrouve aussi la Grande-Bretagne, la Belgique et l'Italie. Seule l'Espagne avait revu à la baisse sa commande de vaccins au fournisseur, la faisant passer de 37 millions de doses à 13 millions.
Des surplus canadiens
Après avoir commandé 33 millions de doses, le Canada se retrouve avec un excédent de 9 millions de doses.
Selon le contrat avec la société pharmaceutique GlaxoSmithKline, il est possible de donner, de vendre ou de prévoir une autre utilisation des doses restantes.
« Même si tous les vaccins ne sont pas encore sortis de GlaxoSmithKline, différentes options s'offrent à nous, en coordination avec l'Organisation mondiale de la santé », a indiqué le Dr Alain Poirier, directeur national de santé publique du Québec.
Au Canada, le coût de chaque dose a été évalué à environ 8 $. Puisque le gouvernement fédéral assure 60 % de ce montant, le Québec devra assumer une facture d'environ 23 millions de dollars pour ses 7,3 millions de doses.
Si en cours de campagne la question de la conservation du vaccin a soulevé des inquiétudes, le sujet ne préoccupe plus le Dr Poirier.