Le suspect lors de son arrestation dans l'avion de Delta Air Lines
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CNN
Umar Farouk Abdulmutallab, un jeune Nigérian, est accusé formellement d'avoir tenté de faire sauter un avion de Delta Air Lines. Rien n'indique que son geste s'inscrive dans un complot « plus vaste », estime par ailleurs Washington.
Umar Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian accusé d'avoir tenté de faire exploser un avion de Delta Air Lines, a comparu samedi devant un juge américain qui lui a officiellement lu l'acte d'accusation.
Pour ce faire, le juge a dû se déplacer samedi à l'hôpital de Détroit, où le suspect est traité pour des brûlures consécutives à sa tentative manquée d'activer un explosif dans l'avion. Le suspect a été transféré en prison dimanche.
Selon l'acte d'accusation, l'engin qu'Abdulmattab a tenté d'activer « contenait du PETN, également connu sous le nom de penthrite, un puissant explosif ».
De hauts responsables américains, cités par les médias, ont affirmé que le suspect a avoué au cours de sa garde à vue avoir injecté à l'aide d'une seringue un liquide chimique dans une poudre qu'il avait cachée sur sa cuisse. L'objectif était de faire exploser l'avion qui assurait la liaison Amsterdam-Détroit avec 278 passagers et 11 membres d'équipage à son bord.
Umar Farouk Abdulmutallab avait été maîtrisé par des passagers, alertés par une petite explosion et un début d'incendie, alors que l'avion commençait sa descente vers Détroit.
D'autres sources ont indiqué que le suspect avait également avoué avoir été entraîné par des membres du réseau Al-Qaïda au Yémen.
La secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, estime cependant qu'il est prématuré de spéculer sur ses liens éventuels avec la nébuleuse terroriste.
Il est également trop tôt pour déterminer si son geste s'inscrivait dans un plan d'ensemble. « Mais, bien évidemment, l'enquête se poursuit », ajoute-t-elle.
Une nouvelle technique
Selon des experts cités par les médias, il a tenté de faire exploser l'avion selon une technique nouvelle jugée indétectable aux rayons X, ce qui pourrait expliquer pourquoi il a réussi à déjouer les contrôles de sécurité de l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, jugés draconiens.
La tentative d'attentat a donné lieu à une vaste enquête internationale. La police néerlandaise a fait savoir que le suspect avait commencé son voyage à Lagos, la capitale financière du Nigeria, en possession d'un visa américain, qui a été obtenu en juin 2008, selon un responsable américain.
Umar Farouk Abdulmutallab
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saharareporters.com
L'University College de Londres (UCL) a confirmé que Umar Farouk Abdulmutallab avait effectué des études d'ingénieur dans l'établissement entre 2005 et 2008. La police britannique a d'ailleurs fouillé un immeuble où il aurait séjourné dans un quartier chic de Londres.
Un responsable américain a confirmé par ailleurs que le suspect était inscrit depuis novembre 2009 dans une vaste base de données officielle de 550 000 personnes susceptibles d'avoir un lien quelconque avec le terrorisme. Il ne figurait pas toutefois parmi les 4000 personnes interdites de vol vers les États-Unis.
Le père du suspect a alerté les États-Unis
Umar Farouk Abdulmutallab est le fils d'un riche banquier nigérian, Umar Abdulmutallab, qui est également un ancien ministre.
M. Abdulmutallab, qui se dit « bouleversé » par le geste de son fils, a informé l'ambassade américaine au Nigeria de « son inquiétude » à propos de la radicalisation de son fils, selon un haut responsable américain.
Le journal nigérian ThisDay rapporte que le jeune Umar a étudié l'ingénierie à Londres avant de partir en Égypte puis à Dubaï, où il aurait rompu les liens avec sa famille.
Le suspect aurait été remarqué pour son islamisme radical dès son adolescence. À la British International School de Lomé, au Togo, il prêchait l'islam auprès de ses camarades.
Un de ses ex-professeurs britanniques à Lomé a confirmé samedi à la BBC que le suspect affichait des idées extrémistes, mais l'a néanmoins décrit comme un adolescent « doué » et « très brillant ».
Mesures de sécurité renforcées dans les aéroports américains
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AFP