Un message d'une froide ironie, symbole de la cruauté nazie (archives)
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La tristement célèbre inscription en allemand « Arbeit macht frei » (le travail rend libre), qui trônait au-dessus de la porte d'entrée de l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne, a été dérobée par des inconnus.
Des voleurs ont emporté la célèbre inscription en allemand « Arbeit macht frei », à l'entrée du camp nazi d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne, où plus d'un million de personnes ont péri de 1940 à 1945.
Le porte-parole du musée parle d'une profanation de l'endroit, où plus d'un million de personnes ont été assassinées. « C'est honteux », a-t-il déclaré.
Il était assez facile de décrocher l'inscription en fer forgé, selon lui.
La police a déclenché une enquête avec la collaboration du préfet. Le site d'Auschwitz-Birkenau est fermé la nuit et gardé par des vigiles. La police visionne vendredi les enregistrements d'un système de caméras de surveillance du site.
Des réactions
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a déclaré vendredi, à Berlin, après une rencontre avec son homologue polonais, Radoslaw Sikorski, qu'il s'agissait d'un acte « ignoble » et « criminel ». « Nous espérons que les auteurs seront arrêtés sans délai », a ajouté M. Sikorski.
Le chef historique de Solidarité, ancien président polonais, et Prix Nobel de la paix, Lech Walesa, a déclaré de son côté qu'il ne croyait pas qu'il s'agissait d'un acte idéologique. « C'est une affaire criminelle. Impossible de le comprendre autrement », a-t-il dit.
Plus tôt, l'un des vice-présidents du Conseil central des juifs d'Allemagne, Dieter Graumann, a dit que ce vol avait été « un choc pour tous les survivants et les descendants des survivants ».
Le porte-parole du mémorial israélien de la Shoah à Jérusalem, Yad Vashem, s'est dit indigné par ce vol, tandis qu'un ministre israélien a qualifié le geste d'abominable.