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International

Muntazer Al-Zaidi

L'effet boomerang des souliers

Mise à jour le mardi 1 décembre 2009 à 23 h 05

Muntazer Al-Zaidi lors d'une conférence de presse à Paris

Photo: La Presse Canadienne /Pierre Verdy

Muntazer Al-Zaidi lors d'une conférence de presse à Paris

Le journaliste irakien Muntazer Al-Zaidi, qui avait lancé des chaussures en direction du président américain George W. Bush, vient de goûter à sa propre médecine. Alors qu'il donnait une conférence de presse à Paris, mardi, il a lui-même dû esquiver un soulier lancé dans sa direction par un de ses compatriotes.

L'homme, qui s'est présenté en arabe comme un journaliste irakien en exil, a accusé Mountazer Al-Zaïdi d'être partisan d'une dictature en Irak. Il a défendu la politique américaine avant de crier: « Voilà une autre chaussure pour toi ». Le projectile a fini sa course sur un rideau, alors que Muntazer Al-Zaidi parvenait à l'esquiver.

Par la suite, une brève bagarre a éclaté entre le frère de Mountazer Al-Zaïdi et l'agresseur, connu seulement sous le nom de « Khayat ». Le point de presse s'est poursuivi après l'incident.

Le journaliste irakien Muntazer Al-Zaidi

Photo: La Presse Canadienne /Le journaliste irakien Muntazer Al-Zaidi

Le journaliste irakien Muntazer Al-Zaidi lance sa chaussure vers George W. Bush le 15 décembre 2008.

À la suite de son célèbre geste d'éclat, qui a fait de lui un héros dans plusieurs pays du monde arabe, le journaliste irakien a été condamné à un an de prison pour « agression contre un chef d'État en visite officielle ».

Lors d'une conférence de presse d'adieu donnée à Bagdad par l'instigateur de la guerre en Irak, en décembre 2008, il lui avait crié: « C'est le baiser d'adieu, espèce de chien! » Il a été libéré au bout de neuf mois pour bonne conduite, avant de se réfugier au Liban, disant craindre pour sa sécurité.

Mountazer Al-Zaïdi a indiqué qu'il serait prêt à renouveler son geste si l'occasion se présentait, y compris à l'endroit de Barack Obama.

Il a affirmé qu'après son bref séjour à Paris, il retournait à Genève, où il doit y recevoir des soins. Il soutient avoir été torturé pendant trois jours au début de sa détention en Irak.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

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