![]() Guerre en Irak Blair a-t-il menti?Mise à jour le mardi 24 novembre 2009 à 12 h 15
La commission d'enquête sur le rôle de la Grande-Bretagne dans la guerre en Irak a commencé ses audiences mardi à Londres. Elle tentera de déterminer s'il y a eu tromperie lorsque le premier ministre Tony Blair a entraîné son pays dans la guerre. Des familles de militaires britanniques tués en Irak ont accusé Tony Blair d'avoir entraîné la Grande-Bretagne dans une guerre illégale et d'avoir trompé l'opinion publique sur les raisons de cet engagement. Le gouvernement britannique avait justifié l'entrée en guerre en déclarant que Saddam Hussein était en possession d'un arsenal d'armes de destruction massive, dont aucune trace n'a jamais été retrouvée. Les parents des militaires tués ont fait savoir qu'ils voulaient que les enquêteurs se concentrent sur trois points: la légalité de la guerre d'Irak, les failles en matière d'équipements et de matériels dont les militaires britanniques étaient dotés, la réalité des informations émanant des services de renseignement britanniques pour justifier la participation de Londres au conflit. Au total, le conflit a coûté la vie à 179 militaires britanniques. Commission « apolitique » La commission d'enquête est « apolitique et indépendante », selon son président John Chilcot, même si ses cinq membres ont été nommés par le premier ministre. Outre son président, haut fonctionnaire à la retraite, elle comprend deux éminents universitaires, un ancien diplomate et une représentante de la chambre des Lords. Certains en Grande-Bretagne ont déploré le fait que la commission ne comprenne aucun avocat à même d'imposer un véritable contre-interrogatoire aux personnalités appelées à témoigner, notamment l'ancien premier ministre Tony Blair. John Chilcot a répliqué que cette commission n'avait pas pour objectif de tenir un procès, mais que son but était de déterminer exactement comment a été prise la décision d'entrer en guerre et « les leçons à en tirer » pour l'avenir. La fin des auditions aura lieu en février 2010, et les conclusions ne seront pas dévoilées avant les prochaines élections générales, attendues au plus tard en juin 2010. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et Reuters Fil international en continuMis à jour il y aÀ ne pas manquer
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