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International

Chine - Lait contaminé

Deux personnes exécutées

Mise à jour le mardi 24 novembre 2009 à 7 h 50

Le tribunal de la province d'Hebei où ont été rendues les sentences.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Greg Baker

Le tribunal de la province d'Hebei où ont été rendues les sentences.

La Chine a exécuté mardi deux personnes reconnues coupables pour leur implication dans le scandale du lait contaminé, qui a causé la mort de six enfants l'an dernier.

Zhang Yujun a été exécuté pour avoir mis en danger la santé publique et Geng Jinping pour avoir produit et vendu de la nourriture toxique.

Près de 300 000 enfants sont tombés malades après avoir bu du lait contaminé sciemment à la mélamine, un produit toxique industriel qui augmente artificiellement le taux de protéines, mais qui est aussi très dangereux.

Le produit était principalement vendu par le groupe laitier Sanlu, qui a fait faillite.

Vingt-et-un cadres et intermédiaires de cette entreprise ont été jugés et condamnés en janvier par un tribunal de Shijiazhuang, dans cette affaire.

L'un des hommes exécutés, Zhang Yujun, avait été reconnu coupable en janvier d'avoir « mis en danger la sécurité publique ». Il a fabriqué 600 tonnes de lait dans lequel il ajoutait de la mélamine. Le stratagème permettait de couvrir le fait que le lait était dilué pour accroître les marges de profit.

L'autre homme, Geng Jinping, a également produit du lait frelaté qu'il vendait à Sanlu, qui le mettait sur le marché. Le produit toxique a créé des problèmes rénaux chez les nourrissons et les enfants qui en ont consommé. Vingt et une autres firmes de l'industrie laitière ont aussi distribué des produits contaminés.

L'ex-directrice de Sanlu, Tian Wenhua, était pour sa part accusée d'avoir permis la production et la vente de produits contaminés. Elle a aussi été condamnée à une amende d'environ 3,5 millions de dollars.

Les verdicts rendus en janvier dernier n'avaient pas dissipé toute la colère des Chinois touchés par cette affaire, qui a créé une véritable psychose dans le pays. Beaucoup ont déploré qu'aucun dirigeant du Parti communiste chinois (PCC) n'ait été accusé de quoi que ce soit dans cette affaire.

Des cadres du parti unique sont soupçonnés d'avoir tu l'affaire à la veille des Jeux olympiques de Pékin, afin de ne pas ternir l'image de la Chine. Le chef du parti de Shijiazhuang et le maire de la ville ont d'ailleurs perdu leur emploi dans la foulée du scandale.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press

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