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International

Afghanistan

Nouvel appel à l'aide de l'OTAN

Mise à jour le lundi 23 novembre 2009 à 11 h 20

Le secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), le Danois Anders Fogh-Rasmussen, presse une fois de plus les alliés de contribuer davantage à la mission de l'alliance militaire en Afghanistan.

Un soldat américain à Camp Eggers, lors du jour du Souvenir, le 11 novembre.

Photo: AFP/Massoud Hossaini

Un soldat américain à Camp Eggers, lors du jour du Souvenir, le 11 novembre.

Selon le porte-parole de l'OTAN, James Appathurai, M. Rasmussen mène en ce moment des consultations visant à obtenir spécifiquement plus de soldats, plus de matériel et plus de financement pour la mission de formation des forces de sécurité que pilote l'organisation en Afghanistan.

Depuis samedi, la responsabilité de former les soldats et les policiers afghans a été placée sous le commandement unique de la Mission de formation de l'OTAN-Afghanistan (NTM-A), qui relève elle-même de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) de l'OTAN.

« Le secrétaire général [...] encourage les alliés à contribuer le plus possible à la mission de formation », affirme M. Appathurai. « Tous les alliés doivent regarder ce qu'ils peuvent faire de plus. »

Au cours des dernières années, les forces afghanes ont été entraînées par une force multinationale appelée Combined Security Transition Command - Afghanistan (CTST-A), dont les membres étaient surtout Américains, mais aussi Canadiens, Britanniques, Français, Polonais, etc.

La NTM-A, basée à Camp Eggers, à Kaboul, s'est fixé un objectif ambitieux pour octobre 2010. Elle veut faire passer l'effectif de l'Armée nationale afghane de 95 000 à 134 000, et celui de la police de 93 000 à 96 800.

Lors de la cérémonie de passation des pouvoirs, samedi, à Camp Eggers, l'OTAN a affirmé que son objectif était de faire en sorte que l'armée afghane puisse permettre au gouvernement afghan d'assurer la sécurité et la stabilité sur son propre territoire.

À la recherche d'une porte de sortie

Lors de son assermentation pour un deuxième mandat, le président Hamid Karzaï a déclaré qu'il voulait que l'Afghanistan soit en mesure d'agir de la sorte d'ici cinq ans. L'efficacité de l'armée afghane est une condition essentielle à un retrait des troupes étrangères.

Ces nouvelles démarches de l'OTAN sont en cours au moment où les membres de l'alliance attendent avec impatience la décision du président américain Barack Obama. Ce dernier doit annoncer au cours des prochains jours sa nouvelle stratégie dans le pays. Il pourrait y envoyer de 10 000 à 40 000 soldats supplémentaires.

Barack Obama a d'ailleurs convoqué lundi soir, à la Maison-Blanche, ses principaux conseillers sur la question afghane. Le vice-président Joe Biden, la secrétaire d'État Hillary Clinton et le secrétaire à la Défense Robert Gates seront présents.

Les États-Unis ont déjà 68 000 soldats en Afghanistan, où ils mènent maintenant la plus longue guerre de leur histoire. En incluant les soldats de l'OTAN, plus de 100 000 militaires étrangers sont déployés dans le pays pour combattre les talibans, qui demeurent très présents, surtout dans le sud du pays.

Les alliés sont à la recherche d'une stratégie pour pouvoir quitter l'Afghanistan qui pourrait être calquée sur celle que les Américains ont préconisée en Irak, où un renforcement militaire a été décidé comme prélude à un retrait.

La semaine dernière, le premier ministre britannique Gordon Brown a profité de son discours annuel de politique étrangère pour réclamer la tenue dès janvier d'une conférence internationale sur l'Afghanistan pour établir un calendrier de retrait.

Une rencontre des commandants militaires de l'OTAN devait avoir lieu cette semaine, mais elle a été remise, dans l'attente de la décision du président Obama. Les ministres des Affaires étrangères de l'alliance doivent se rencontrer les 3 et 4 décembre.

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