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Il y a eu des interruptions, dit Natynczyk

Mise à jour le lundi 23 novembre 2009 à 10 h 32

Le chef d'état-major Walter Natynczyk en compagnie du ministre de la Défense, Peter MacKay

Photo: La Presse Canadienne /Andrew Vaughan

Le chef d'état-major Walter Natynczyk en compagnie du ministre de la Défense, Peter MacKay

Le chef d'état-major de l'armée canadienne, Walter Natynczyk, affirme que le transfert de prisonniers aux autorités afghanes a été interrompu à quelques reprises. L'officier supérieur, qui s'exprimait lors d'un forum sur la sécurité internationale à Halifax, ne précise toutefois pas les motifs de ces interruptions ni à quel moment elles se sont produites.

Walter Natynczyk s'est gardé de s'étaler sur le sujet, expliquant que les autres anciens dirigeants militaires qui comparaîtront devant un comité parlementaire cette semaine pourront fournir plus de détails.

Nous avons en effet cessé le transfert [des détenus] plus d'une fois, mais en même temps, je ne veux pas donner plus d'informations. Il y a un processus qui est en cours et je sais que les témoins seront appelés pour livrer leur témoignage.

— Le chef d'état-major Walter Natynczyk

La déclaration du chef d'état-major survient au moment où le gouvernement conservateur nie catégoriquement des révélations embarrassantes de l'ancien diplomate Richard Colvin, qui a déclaré que les prisonniers remis par les Canadiens aux autorités afghanes étaient torturés, entre 2006 et 2007, et qu'Ottawa n'a jamais tenu compte de ses avertissements.

Les conservateurs mettent en doute la crédibilité de Richard Colvin et continuent de rejeter la tenue d'une enquête publique sur cette affaire. Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a affirmé que le témoignage du diplomate n'était « pas crédible ».

Le gouvernement fédéral a reconnu publiquement une seule fois que l'armée a cessé de confier aux Afghans la garde de prisonniers, en novembre 2007, en raison de préoccupations relatives à la torture.

400 cas de torture, selon une agence afghane

Un présumé taliban capturé par des soldats canadiens en mai 2006.

Photo: AFP/John D. McHugh

Un présumé taliban capturé par des soldats canadiens en mai 2006.

La Commission indépendante des droits de la personne en Afghanistan affirme dans un rapport avoir documenté près de 400 cas de torture au pays. C'est à cette agence afghane qu'a déjà été confiée la garde d'insurgés capturés par les Canadiens à Kandahar.

Dans un document datant d'avril 2009, la Commission indépendante des droits de la personne en Afghanistan a indiqué avoir découvert 47 cas de mauvais traitements à Kandahar.

Selon l'organisme, 14 % des cas répertoriés ont impliqué la Direction nationale de la sécurité (DNS), le service de renseignement afghan. Les forces de l'OTAN, dont celles du Canada, remettent habituellement leurs prisonniers à la DNS.

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