Logo Radio-Canada
International

Nucléaire iranien

ElBaradei presse l'Iran d'accepter l'offre des Six

Mise à jour le vendredi 20 novembre 2009 à 15 h 12

Mohamed ElBaradei

Photo: AFP/John Macdougall

Mohamed ElBaradei

À dix jours de son départ de la direction de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei a pressé vendredi l'Iran d'accepter le compromis proposé par les grandes puissances.

« Je suis sincèrement convaincu que la balle est avant tout dans le camp iranien. J'espère qu'ils ne rateront pas cette occasion unique, mais fugitive », a-t-il dit, tout en invitant le groupe des Six à ne pas chercher à imposer de nouvelles sanctions à la République islamique.

Alors qu'ils ont fixé à la fin de l'année l'échéance pour que l'Iran donne sa réponse définitive, M. ElBaradei a dit, lors d'une conférence de presse à Berlin, ne pas considérer que l'Iran ait encore dit son dernier mot et « espérer vraiment » qu'un accord interviendrait dans ce délai.

« Est-ce que des sanctions vont résoudre la question? Je ne le crois pas. À mon avis, cela ne ferait qu'empirer les choses », a déclaré M. ElBaradei, en prédisant que le régime iranien se raidirait alors un peu plus.

Par ailleurs, M. ElBaradei a loué l'attitude du président américain Barack Obama, le félicitant d'avoir effectué un « changement complet de politique » sur ce dossier délicat, en adoptant une ligne « créative et pragmatique ».

S'adressant aux autorités iraniennes, le directeur de l'AIEA a déclaré qu'il fallait « vous engager dans une diplomatie créative. Il faut que vous compreniez que c'est la première fois qu'un président américain vous tend ainsi sincèrement la main, sur la base du respect et sans condition ».

Ne ratez pas cette occasion.

— Le directeur de l'AIEA

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, avait exclu 48 heures plus tôt que Téhéran transfère 75 % de son uranium faiblement enrichi en Russie puis en France pour qu'il y soit converti en combustible nucléaire, comme on le lui propose.

Après une rencontre avec les Six, le 1er octobre à Genève, l'Iran avait pourtant accepté le principe d'un tel transfert, tout en émettant des réserves et en réclamant de nouvelles négociations. Les Six jugent que Téhéran a fait machine arrière.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

En profondeur
Iran : le régime contesté

Portrait d'un pays-clé de la scène politique internationale, au lendemain des présidentielles

Console Audio-vidéo