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Un nouveau chef pour les militaires canadiens

Mise à jour le jeudi 19 novembre 2009 à 9 h 50

Daniel Ménard accorde des entrevues à des journalistes afghans.

Photo: La Presse Canadienne /Jonathan Montpetit

Daniel Ménard accorde des entrevues à des journalistes afghans.

La Force opérationnelle interarmées de l'armée canadienne en Afghanistan a maintenant un nouveau patron. Il s'agit du brigadier-général Daniel Ménard.

L'entrée en fonction du successeur du brigadier-général Jonathan H. Vance a été soulignée par une cérémonie officielle, jeudi, à l'aérodrome de Kandahar.

Daniel Ménard a profité de l'occasion pour souligner sa volonté d'accroître le nombre de militaires assignés à la sécurité de la ville de Kandahar et d'aider le gouverneur de la province du même nom à combattre la corruption.

La Force opérationnelle interarmées, basée à l'aérodrome de Kandahar, coordonne les opérations des 2700 soldats canadiens déployés dans le pays. Elle constitue aussi le quartier général de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) de l'OTAN dans la province de Kandahar.

Pas de soldats canadiens au-delà de juillet 2011

Selon La Presse, tous les soldats canadiens auront quitté l'Afghanistan en juillet 2011, sans exception. Une motion du Parlement prévoit déjà la fin de la mission de combat en 2011, mais le gouvernement envisageait tout de même que des soldats restent déployés dans le cadre d'une mission humanitaire. Or, selon une source du quotidien montréalais, seuls des civils pourraient demeurer dans le pays pour mener à bien des efforts de reconstruction, de développement et de diplomatie.

Pas de torture

En entrevue au Réseau de l'information, Daniel Ménard a par ailleurs affirmé que l'armée s'assure maintenant que les prisonniers qu'elle transfère aux autorités afghanes font l'objet d'un suivi très serré.

Cette déclaration s'inscrit dans la foulée du témoignage du diplomate Richard Colvin, qui a affirmé mercredi devant un comité des Communes que des prisonniers remis aux Afghans en 2006 et 2007 ont été torturés.

« Il y a des procédures qui ont été mises en place pour s'assurer que tous les prisonniers que l'on transfère dans les prisons afghanes sont "monitorés", jusqu'à un point où on a des gens du Service correctionnel canadien, qui se rendent à chaque semaine sur place à titre d'experts pour regarder les prisonniers, [voir] comment ils sont traités », a-t-il expliqué.

« Mais aussi il y a une dimension d'entraînement, a-t-il poursuivi. Ils s'assurent d'entraîner tous les différents spécialistes qui traitent avec les prisonniers afghans. Alors, on est dans une position maintenant où l'on peut dire certainement que nos prisonniers sont bien traités, jusqu'au moment où on les suit, même dans les prisons afghanes. »

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