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International

Nucléaire iranien

Le projet d'accord tombe à l'eau

Mise à jour le mercredi 18 novembre 2009 à 13 h 59

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a visité l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz en avril 2008.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Bureau du président iranien

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a visité l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz en avril 2008.

L'Iran refuse le projet d'accord sur l'enrichissement de son uranium soumis par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

La nouvelle a été annoncée mercredi à l'agence Isna par le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki.

Le projet, approuvé par les États-Unis, la Russie et la France, prévoyait que l'Iran allait envoyer une grande part de son uranium faiblement enrichi en Russie.

Moscou devait l'enrichir davantage, avant de l'expédier en France, où il aurait été transformé en barres de combustible.

Ces barres auraient ensuite été retournées en Iran, où elles auraient été utilisées par le réacteur de recherche de Téhéran pour produire des isotopes médicaux.

« Très certainement, nous ne transférerons pas à l'étranger notre uranium enrichi à 3,5 % », a déclaré le ministre Mottaki, selon l'agence semi-officielle Isna. « Mais nous pouvons réfléchir à un échange simultané en Iran ».

Selon l'Agence France Presse, M. Mottaki a affirmé que l'Iran voulait une nouvelle réunion technique avec les États-Unis, la Russie et la France, sous l'égide de l'AIEA.

La France déplore le refus iranien

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déploré mercredi la « réponse extrêmement négative » de Téhéran, mais souhaite « continuer à parler » avec les Iraniens.

M. Kouchner a reconnu que la voie du dialogue avec Téhéran « n'avait pas porté ses fruits ».

« La situation est évidemment extrêmement négative et c'est dommage parce que des tensions supplémentaires ne seraient pas bienvenues dans le cadre des tensions générales au Proche-Orient », a-t-il prévenu.

« Désamorcer la crise »

Le projet d'accord de l'agence onusienne avait été présenté le 21 octobre par l'actuel président de l'organisme, Mohammed ElBaradei. Ce dernier y avait vu une « mesure destinée à bâtir la confiance très importante » et susceptible de « désamorcer une crise en cours depuis de nombreuses années ».

Le projet d'entente avait été conclu trois semaines après que le groupe 5 + 1 - les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne - eurent entrepris une nouvelle ronde de négociations avec l'Iran.

Le litige entre les pays occidentaux et l'Iran dure depuis plusieurs années déjà. Les chancelleries occidentales, et notamment les États-Unis, soupçonnent la République islamique de vouloir développer à terme l'arme nucléaire. L'Iran maintient qu'il veut développer une filière nucléaire destinée à un usage exclusivement civil.

Dans une entrevue accordée au cours des dernières heures au réseau CNN, le président américain Barack Obama a réitéré que l'Iran pourrait faire face à de nouvelles sanctions s'il continue à refuser les offres de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité de l'ONU est cependant loin d'être uni à ce sujet.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters

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