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Nouvelle escouade anticorruption

Mise à jour le lundi 16 novembre 2009 à 12 h 20

Le ministre afghan de l'Intérieur, Mohammad Hanif Atmar

Photo: AFP/Shah Marai

Le ministre afghan de l'Intérieur, Mohammad Hanif Atmar

Le gouvernement afghan a annoncé lundi la mise sur pied d'une escouade spécialisée dans la lutte contre la corruption. Cette décision s'inscrit dans la foulée de pressions effectuées par la communauté internationale, au lendemain d'une élection présidentielle marquée par des fraudes massives.

Selon le ministre afghan de l'Intérieur, Mohammad Hanif Atmar, cette nouvelle équipe comprendra non seulement des officiers afghans, mais aussi des agents du FBI américain, de la police de Londres, Scotland Yard, et de la mission de formation des policiers afghans dirigée par l'Union européenne, EUROPOL.

L'annonce de la création de cette escouade a été effectuée en présence des ambassadeurs américains et britanniques. Elle survient en outre au lendemain d'une déclaration de la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, qui a affirmé que le soutien financier fourni à l'administration afghane par les États-Unis était lié à des actions dans ce domaine.

« Le gouvernement afghan doit agir contre ceux qui ont utilisé à leur avantage l'argent versé en Afghanistan depuis huit ans afin que nous puissions en garder une trace et que nous puissions constater des gestes démontrant qu'il n'y a pas d'impunité pour ceux qui sont corrompus », a dit Mme Clinton.

M. Atmar dément tout de même que des pressions internationales aient été en cause dans ce dossier. Cette décision, qu'il a décrite comme un « pas de géant », vise « le salut du peuple afghan ». Selon lui, « l'idée est que les personnes qui seraient impliquées dans des activités de corruption, au plus haut niveau, doivent faire l'objet d'enquêtes et être jugées et punies si elles sont reconnues coupables ».

Associated Press note que cette escouade anticorruption est en fait la troisième du genre à voir le jour. La première a été démembrée après qu'il eut été révélé que son chef avait été reconnu coupable et condamné pour trafic de drogues. La seconde n'a pas réussi à empêcher le problème de prendre encore plus d'ampleur au cours des derniers mois.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press

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