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Singapour

Obama plaide en faveur de Suu Kyi

Mise à jour le dimanche 15 novembre 2009 à 9 h 08

Photo de groupe des dirigeants de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est, en marge du sommet de l'APEC, le 15 novembre 2009.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Pablo Martinez Monsivais

Photo de groupe des dirigeants de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est, en marge du sommet de l'APEC, le 15 novembre 2009.

Le président américain, Barack Obama, a ouvert la porte, dimanche, à Singapour, à une amélioration des relations avec la Birmanie.

Lors d'une rencontre avec les dix dirigeants de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN), il a demandé au premier ministre birman, Thein Sein, de libérer la dissidente Aung San Suu Kyi et d'organiser des élections « libres » en 2010.

À l'issue de la rencontre, le président Obama a dit qu'il avait renouvelé son offre de rapprochement présentée samedi à Tokyo.

Le premier ministre birman, lui, s'est félicité de la reprise du dialogue avec les États-Unis. Cela devrait « ouvrir un nouveau chapitre dans les relations de tous les pays de la région », a-t-il dit.

Ce rapprochement est historique, car avant M. Obama aucun président américain n'avait rencontré ou même côtoyé un membre de l'administration birmane depuis 1966. Les prédécesseurs du président Obama n'avaient même jamais assisté à un sommet de l'ASEAN, créé durant la guerre du Vietnam.

À l'issue de la rencontre, dans une déclaration commune de l'ASEAN et des États-Unis, approuvée par le premier ministre birman, les chefs d'État ont salué la politique d'ouverture des États-Unis.

La déclaration ne fait toutefois pas allusion à Aung San Suu Kyi. Mme Suu Kyi, âgée de 64 ans, est assignée à résidence à Rangoun.

Au cours des vingt dernières années, Aung San Suu Kyi en a passé plus de 14 en détention, la plupart du temps en résidence surveillée.

La lauréate du prix Nobel de la paix a été condamnée en août à 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence pour avoir laissé un ressortissant américain séjourner en mai dans sa maison de Rangoun.

Ele ne peut non plus participer aux élections. Ses avocats ont déposé un recours en Cour suprême.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters

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