![]() Paix au Proche-Orient Obama rencontre Nétanyahou loin des camérasMise à jour le mardi 10 novembre 2009 à 4 h 40
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, est arrivé à la Maison-Blanche, lundi soir, pour des discussions avec le président américain, Barack Obama. La rencontre se déroulera dans un huis clos total qui en dit long sur les tensions entre les deux pays, reconnus pour leur alliance traditionnelle. La Maison-Blanche n'a prévu aucune couverture médiatique, fait exceptionnel pour une rencontre officielle avec un haut dirigeant étranger, surtout quand le leader en question est le premier ministre israélien. « On peut penser que ce n'est pas parce que le président [Obama] escamote une caméra qu'il croit moins à l'importance du processus de paix au Proche-Orient », a déclaré son porte-parole, Robert Gibbs. Mais la divergence d'opinions entre les deux pays se reflétait dans leurs propos. « Aucun gouvernement israélien ne s'est montré plus disposé à réfréner les activités de colonisation », a dit M. Nétanyahou avant sa réunion avec le chef d'État américain. M. Gibbs a de son côté affirmé que l'administration Obama continuait de réclamer un gel complet de la colonisation. Avant la rencontre, un porte-parole de l'Autorité palestinienne, en Cisjordanie, avait mis en garde contre un regain de tension « si l'Amérique continue à se montrer incapable d'assumer le rôle qu'on attend d'elle ». Il a ajouté que « la violence va exploser pour combler le vide causé par l'échec des efforts pour relancer le processus de paix si l'administration américaine ne fait pas rapidement pression sur le gouvernement israélien ». Devant des organisations juives, le premier ministre Nétanyahou a répliqué en après-midi qu'il fallait revenir sans tarder à la table des négociations. « Mon but est de parvenir à un traité de paix permanent entre Israël et les Palestiniens, et ce, rapidement » et non d'avoir des négociations sans fin, a-t-il déclaré. « Je dis aujourd'hui à Mahmoud Abbas, le dirigeant de l'Autorité palestinienne: saisissons l'occasion de conclure un accord historique. Commençons les discussions immédiatement », a-t-il dit. M. Nétanyahou a affirmé que le pays qu'il dirige ferait d'« importantes concessions » si les Palestiniens ne compromettaient pas la sécurité de l'État hébreu. « Avec l'aide des États-Unis, la paix peut devenir réalité », a-t-il ajouté. Entre gel et limitation de la colonisation L'administration Obama continue de ressentir les effets des propos tenus par la secrétaire d'État, Hillary Clinton, lors d'une visite en Israël, à la fin du mois dernier. Alors que son gouvernement avait réclamé un gel total de la colonisation juive, une requête qui s'était heurtée à une fin de non-recevoir de la part des autorités israéliennes, Mme Clinton avait salué l'offre du gouvernement Nétanyahou de limiter la colonisation. Perçus comme une grave erreur de calcul, ses propos ont semé la consternation chez les Palestiniens et les Arabes. Car, de leur côté, les Palestiniens refusent de reprendre les négociations, suspendues fin 2008, sans un gel de la colonisation. La décision de Mahmoud Abbas de ne pas se représenter à la tête de l'Autorité palestinienne, en janvier prochain, a illustré de façon plus marquée encore la frustration palestinienne. Selon les médias israéliens, l'absence de tapage médiatique entourant la visite du premier ministre israélien est un moyen utilisé par le président Obama pour lui faire payer l'échec des efforts de paix entre Israéliens et Palestiniens. Par ailleurs, le programme nucléaire iranien est également au menu de la rencontre entre les deux hommes. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et CNN Console Audio-vidéo
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