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Irak

Les législatives se tiendront le 21 janvier

Mise à jour le lundi 9 novembre 2009 à 11 h 01

Le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki

Photo: AFP/Jim Watson

Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki

Au lendemain de l'adoption de la Loi électorale par les députés irakiens, au terme de longs et âpres débats, la Commission électorale a annoncé lundi la tenue des élections législatives le 21 janvier prochain.

« Nous avons envoyé aujourd'hui [lundi] une lettre à la présidence et nous avons reçu la confirmation lors d'un entretien téléphonique que cette date a été acceptée », a déclaré le chef de la Commission électorale irakienne, Faraj al-Haïdari.

L'adoption de la Loi électorale a été saluée par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a affirmé que ce scrutin contribuerait au « progrès politique de l'Irak ».

« Ce qui est significatif sur la date de janvier, c'est que les plans de réduction des troupes peuvent se réaliser selon le calendrier » prévu, a expliqué l'ambassadeur américain Christopher Hill.

Évolution du paysage politique

Selon Ibrahim Al-Soumaidaï, un expert politique de l'Irak, ces élections consacreront l'évolution du schéma politique du pays. Ce sera un affrontement entre laïcs et religieux, et non entre chiites et sunnites.

Deux grandes coalitions se disputent les voix des chiites: l'Alliance nationale irakienne (ANI) et la Liste de l'État de droit du premier ministre Nouri Al-Maliki.

Chez les sunnites, qui avaient boycotté le scrutin précédent, deux grands courants sont également en lice: le Front de la Concorde irakienne, dont le Parti islamique est la principale composante, et l'Alliance de l'Unité nationale d'un patron de presse, Nehru Abdel Karim.

Dans les provinces kurdes, l'union des deux partis traditionnels de Massoud Barzani et Jalal Talabani devra composer avec une liste islamique et, surtout, avec les dissidents de Goran (Changement), qui a réalisé un score honorable lors des provinciales kurdes.

Cette nouvelle donne offre une chance à deux blocs laïques: celui conduit par deux anciens baasistes, Saleh Al-Moutlaq et l'ex-premier ministre Iyad Allaoui, et l'autre qui réunit l'actuel ministre de l'Intérieur, Jawad Al-Bolani, et le chef tribal sunnite Ahmad Abou Richa.

Une question de démographie

Il a fallu de la patience et de l'imagination pour trouver un compromis sur la question la plus épineuse qui bloquait tout consensus: la représentation électorale de la riche province pétrolière de Kirkouk, disputée par les Arabes, les Turcomans et les Kurdes.

Arabes et Turcomans affirment que les Kurdes sont venus en masse depuis 2003 pour modifier le rapport démographique. Les Kurdes assurent qu'ils n'ont fait que revenir après en avoir été chassés par Saddam Hussein, et souhaitent que les listes électorales correspondent à la démographie actuelle.

Le compromis conclu, approuvé par 141 des 196 députés présents lors de la session de dimanche, prévoit d'éviter de prendre une décision dès maintenant sur le sort futur de Kirkouk.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters

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