Une visite sous tension

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse, Associated Press, Reuters, BBC et The New York Times
Le dalaï-lama salue la foule à son arrivée au monastère de Tawang, dimanche. Le dalaï-lama salue la foule à son arrivée au monastère de Tawang, dimanche.   © AFP/AFP PHOTO/Diptendu DUTTA

Le chef spirituel des Tibétains en exil est arrivé dimanche par hélicoptère à Tawang, dans l'état d'Arunachal Pradesh, dans le nord de l'Inde, pour une visite de cinq jours.

Le dalaï-lama entame une visite de cinq jours dans la ville de Tawang, près de la région frontalière entre l'Inde et la Chine. Ce déplacement provoque des tensions entre les deux pays, qui sont en conflit au sujet de leurs limites frontalières.

Cette visite créé beaucoup de remous, car Tawang est située près de la région frontalière entre l'Inde et la Chine, un territoire que revendique la Chine.

Par ailleurs, rappelons que l'Inde est le pays qui a accueilli le chef tibétain en exil, et ce, en 1959. Le dalaï-lama s'est établi à Dharamsala depuis lors.

Le régime chinois a vivement critiqué ce déplacement. Il a exhorté l'Inde à annuler cette visite. L'objectif du chef spirituel des Tibétains en exil, selon les autorités chinoises, est de déstabiliser les relations entre New Delhi et Pékin.

« Ma visite à Tawang n'est pas politique, elle est destinée à développer la fraternité universelle et rien d'autre. » — Le dalaï-lama

Le responsable de l'état d'Arunachal Pradesh, Dorjee Khandu, abonde dans le même sens. Il a déclaré que la visite du chef spirituel tibétain en est une à caractère religieux et non politique.

Vraisemblablement pour calmer le jeu, les autorités indiennes ont interdit la couverture de cet événement aux journalistes étrangers.

Des pèlerins par milliers

Malgré des températures glaciales, pas moins de 25 000 pèlerins sont attendus à Tawang. Pour célébrer l'arrivée du dalaï-lama, les moines et les habitants de la ville ont repeint les monastères et orné les rues de banderoles de bienvenue ainsi que de drapeaux tibétains.

Extrait de notre dossierTenzin Gyatso est le quatorzième dalaï-lama. Comme ses prédécesseurs, il est reconnu par les Tibétains comme étant le chef légitime de leur gouvernement et de leur religion. Mais lorsque l'armée communiste chinoise a envahi le Tibet en 1959, le dalaï-lama a fui son pays et a trouvé refuge en Inde. Installé à Dharamsala, il y dirige le gouvernement tibétain en exil.
Depuis, il a entrepris de libérer son pays de la domination chinoise, en refusant toutefois d'utiliser ou de préconiser la violence pour arriver à ses fins. Son attitude pacifique, empreinte de sagesse et de tolérance, fait de lui un puissant symbole de sagesse et d'espoir pour des millions de gens dans le monde.
Sa campagne non violente contre l'occupation chinoise lui a valu le prix Nobel de la paix en 1989, et son influence spirituelle s'étend bien au-delà de la communauté bouddhiste tibétaine.

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