La chronique de Vincent Grou
L'auteur toujours vivant
![]() Fusillade au Texas Le tireur prend du mieux, le mystère demeureMise à jour le dimanche 8 novembre 2009 à 9 h 58 Aux États-Unis, l'officier qui a fait feu à la base de Fort Hood, au Texas, tuant 13 personnes, n'est plus placé sous respirateur artificiel, mais se trouve toujours aux soins intensifs. On ne sait pas pour l'instant s'il est en mesure de communiquer. Il est hospitalisé au centre médical Brooke de San Antonio, au Texas, à 240 kilomètres du drame. Les autorités peinent toujours à comprendre pourquoi le major Nidal Malik Hasan, un psychiatre de 39 ans, s'est mis à tirer sur ses confrères, armé d'un magnum et d'un semi-automatique. Selon le New York Times, qui cite des sources prochs de l'enquête, Nidal Malik Hasan ne faisait pas partie d'un groupe terroriste. Au contraire, les enquêteurs, qui ont parlé au quotidien sous couvert d'anonymat, pensent que le commandant a agi seul, de son propre chef. D'autre part, selon le quotidien The Globe and Mail, les autorités médicales qui supervisent les soins administrés aux blessés de la tuerie craignent que le bilan des morts ne s'alourdisse, certains blessés étant gravement atteints. Par ailleurs, la Maison-Blanche a annoncé que le président Barack Obama assistera à une cérémonie à la mémoire des victimes, mardi, à Fort Hood.
Vendredi soir, des centaines de personnes se sont rassemblées à la base militaire pour y tenir une veillée à la chandelle à la mémoire des 13 personnes tuées dans la fusillade de jeudi. Vingt-trois personnes sont toujours hospitalisées et près de la moitié d'entre elles sont toujours aux soins intensifs. Les responsables locaux ont mis sur pied un centre de counseling pour la population. Vendredi, les enquêteurs ont fouillé l'appartement et ouvert l'ordinateur du tireur. Le major Hasan, atteint par les balles de deux policiers, est toujours aux soins intensifs, mais a été débranché samedi de son respirateur artificiel. Peu après l'annonce de la fusillade, les autorités avaient annoncé que l'homme de 39 ans, qui travaillait comme psychiatre au sein de l'armée américaine, avait été abattu. La policière qui a tiré quatre fois sur le tireur a également survécu, contrairement à ce qui avait été annoncé au départ.
Nidal Malik Hasan, né aux États-Unis de parents palestiniens, devait être envoyé en Afghanistan. Des membres de sa famille ont expliqué aux médias qu'il avait été affecté par les témoignages de soldats entendus au fil des années et qu'il se battait pour ne pas être envoyé. La famille de Hasan s'est déclarée « en état de choc et attristée devant les événements terribles de Fort Hood », dans un communiqué envoyé par le cousin du tireur, Nader Hasan. « Notre famille aime l'Amérique. Nous sommes fiers de notre pays », a assuré la famille. Nader Hasan avait déjà indiqué au réseau Fox News et au quotidien The New York Times que le commandant Hasan « était mortifié par l'idée d'être déployé » à l'étranger et se plaignait de harcèlement par des soldats du fait de son origine musulmane. « Il voulait faire tout ce qu'il pouvait, et selon les règles, pour s'assurer qu'il ne serait pas envoyé » à l'étranger, a précisé le cousin. L'officier psychiatre avait d'ailleurs engagé un avocat pour l'aider à quitter l'armée, a-t-il ajouté. La fusillade, qui a été commise à 14 h 30 HE, est survenue dans un bâtiment surnommé Soldier Readiness Center, utilisé pour les préparatifs en vue du déploiement des troupes. Elle s'est produite non loin d'un endroit où 600 personnes assistaient à une cérémonie de remise des diplômes. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press, Reuters, CNN et MSNBC Console Audio-vidéo
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