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International

Fusillade au Texas

Veillée à la bougie

Mise à jour le samedi 7 novembre 2009 à 22 h 45

Le secrétaire à l'Armée, John McHugh, participe à une vigile, vendredi soir à Fort Hood, au Texas, le 6 novembre 2009

Photo: La Presse Canadienne /AP/LM Otero

Le secrétaire à l'Armée, John McHugh, participe à une vigile, vendredi soir à Fort Hood, au Texas, le 6 novembre 2009

Aux États-Unis, des centaines de personnes se sont rassemblées à la base militaire de Fort Hood, au Texas, vendredi soir, pour tenir une veillée à la chandelle à la mémoire des 13 personnes tuées dans la fusillade de jeudi.

Vingt-trois personnes sont toujours hospitalisées et près de la moitié d'entre elles sont toujours aux soins intensifs.

Les autorités peinent à comprendre pourquoi le major Nidal Malik Hasan, un psychiatre de 39 ans, a ouvert le feu sur ses confrères, armé d'un magnum et d'un semi-automatique.

Les responsables locaux ont mis sur pied un centre de counseling pour la population.

Vendredi, les enquêteurs ont fouillé l'appartement et ouvert l'ordinateur du tireur.

Le major Hasan, atteint par les balles de deux policiers, est toujours aux soins intensifs, mais a été débranché samedi de son respirateur artificiel.

Peu après l'annonce de la fusillade, les autorités avaient annoncé que l'homme de 39 ans, qui travaillait comme psychiatre au sein de l'armée américaine, avait été abattu. La policière qui a tiré quatre fois sur le tireur a également survécu, contrairement à ce qui avait été annoncé au départ.

L'auteur de la fusillade à la base militaire de Fort Hood, au Texas, Nidal Malik Hasan, un psychiatre militaire de 39 ans ayant le grade de major.

Photo: La Presse Canadienne /AP Photo/The Center for the Study of Traumatic Stress

L'auteur de la fusillade, Nidal Malik Hasan

Nidal Malik Hasan, né aux États-Unis de parents palestiniens, devait être envoyé en Afghanistan. Des membres de sa famille ont expliqué aux médias qu'il avait été affecté par les témoignages de soldats entendus au fil des années et qu'il se battait pour ne pas être envoyé.

La famille de Hasan s'est déclarée « en état de choc et attristée devant les événements terribles de Fort Hood », dans un communiqué envoyé par le cousin du tireur, Nader Hasan.

« Notre famille aime l'Amérique. Nous sommes fiers de notre pays », a assuré la famille.

Nader Hasan avait déjà indiqué au réseau Fox News et au quotidien The New York Times que le commandant Hasan « était mortifié par l'idée d'être déployé » à l'étranger et se plaignait de harcèlement par des soldats du fait de son origine musulmane.

« Il voulait faire tout ce qu'il pouvait, et selon les règles, pour s'assurer qu'il ne serait pas envoyé » à l'étranger, a précisé le cousin. L'officier psychiatre avait d'ailleurs engagé un avocat pour l'aider à quitter l'armée, a-t-il ajouté.

Une vidéo diffusée jeudi soir par le réseau CNN montre un homme qui serait Nidal Malik Hasan, selon le propriétaire du dépanneur près de la base de Fort Hood où a été enregistrée la scène. On le voit, quelques heures avant la fusillade, vêtu d'une gandoura, un vêtement porté dans le monde arabe. Une autre vidéo datant de mardi montre l'homme, vêtu d'un chandail et d'un pantalon noir, au même dépanneur, où le présumé tueur se rendait souvent, selon le propriétaire de l'endroit, qui dit lui avoir souvent parlé, mais pas hier matin. « Il avait l'air normal. Il est venu et a pris du café et un plat de pommes de terre », a-t-il indiqué.

Vendredi matin, le commandant de Fort Hood, Robert Cone, a déclaré sur les ondes du réseau NBC que le tireur a crié « Allah Akbar » (Dieu est grand, en arabe), en ouvrant le feu sur ses camarades de la base militaire.

La fusillade, qui a été commise à 14 h 30 HE, est survenue dans un bâtiment surnommé Soldier Readiness Center, utilisé pour les préparatifs en vue du déploiement des troupes. Elle s'est produite non loin d'un endroit où 600 personnes assistaient à une cérémonie de remise des diplômes.

Fort Hood, la plus grande base militaire au monde, est le quartier général de près de 5000 militaires en service et de quelque 45 500 réservistes appartenant à des divisions qui ont servi en Irak.

La base abrite en outre 17 000 personnes appartenant aux familles de militaires. Elle est utilisée pour la réhabilitation de soldats qui souffrent du syndrome de stress post-traumatique, et emploie près de 9000 civils.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press, Reuters, CNN et MSNBC

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