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Chute du mur de Berlin

Gorbatchev se souvient

Mise à jour le jeudi 5 novembre 2009 à 4 h 21

À quelques jours du 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, Mikhaïl Gorbatchev, dernier dirigeant de l'URSS et figure importante de cet événement historique, s'est confié à Radio-Canada.

Dans son entretien avec Alexandra Szacka, M. Gorbatchev dit être fier que le mur de Berlin soit tombé, le 9 novembre 1989, car, dit-il, il s'agissait d'« une des questions cruciales pour le monde entier ».

Il ajoute qu'il était conscient que l'événement marquait la fin d'une époque et préfigurait un « nouvel ordre mondial ».

C'était quand même très difficile. Nous avions déjà en URSS la perestroïka et la glasnost, le pluralisme d'opinion politique et l'économie de marché, la nouvelle politique extérieure et la liberté. Ensuite, il y a eu une réaction en chaîne dans plusieurs pays d'Europe de l'Est et d'Europe centrale. Il n'y avait que les Allemands de l'Est qui restaient seuls comme des pestiférés. Il ne nous restait plus qu'à mettre le dernier clou dans le cercueil de la guerre froide.

— Mikhaïl Gorbatchev

M. Gorbatchev revient également sur la décision de ne pas faire intervenir les troupes soviétiques à l'automne 1989 en Allemagne de l'Est. Il croit que c'était la meilleure solution.

Si on avait donné l'ordre d'intervenir [en Allemagne de l'Est], cela aurait été une grave erreur qui aurait pu conduire à une catastrophe, une catastrophe de l'envergure d'une nouvelle guerre mondiale.

— Mikhaïl Gorbatchev

Rappelons qu'à l'occasion des 20 ans de la chute du mur, M. Gorbatchev, ainsi que l'ex-chancelier allemand Helmut Kohl et l'ancien président américain George Bush père se sont retrouvés à Berlin pour partager leurs souvenirs de cet épisode marquant de l'Histoire.

La situation aujourd'hui

Mikhaïl Gorbatchev, qui a maintenant 78 ans, parle aussi de la situation dans le monde actuel, principalement de la question nucléaire. Selon lui, les négociations sur la non-prolifération des armes nucléaires sont primordiales en raison de la menace que représentent plusieurs pays. Il évoque notamment l'Iran.

Il estime que l'arrivée de Barack Obama à la présidence des États-Unis est une bonne nouvelle pour faire avancer les discussions sur la question nucléaire. « Le fait [...] qu'il nous traite sur un pied d'égalité et qu'il n'impose pas un monde unipolaire, c'est très important », avance M. Gorbatchev.

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