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International

Colonies israéliennes

Washington recule

Mise à jour le lundi 2 novembre 2009 à 12 h 16

Hillary Clinton en compagnie du ministre marocain des Affaires étrangères, Taib Fassi Fihri. La secrétaire d'État américaine se trouve au Maroc, où elle doit avoir des discussions avec plusieurs de ses homologues des pays arabes.

Photo: AFP/Abdelhak Senna

Hillary Clinton en compagnie du ministre marocain des Affaires étrangères, Taib Fassi Fihri. La secrétaire d'État américaine se trouve au Maroc, où elle doit avoir des discussions avec plusieurs de ses homologues des pays arabes.

La position des États-Unis à l'égard des colonisations israéliennes prend un nouveau virage. Du « gel total » de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est demandé par le président Barack Obama, Washington se satisfait désormais « des limitations » de la colonisation annoncées par le gouvernement israélien.

« Les Israéliens ont répondu à l'appel des États-Unis, des Palestiniens et du monde arabe en faveur d'un arrêt des activités de colonisation en exprimant sa volonté de restreindre celles-ci », a déclaré Mme Clinton après son passage samedi en Israël.

Lundi, de Marrakech au Maroc, elle a affirmé que l'opposition américaine aux colonies n'avait « pas changé », mais a expliqué que l'offre de restriction du gouvernement israélien « aurait un effet significatif » pour la paix.

Cependant, les pays arabes ne l'entendent pas de cette oreille, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, avait exprimé la « profonde déception » des pays membres devant la volte-face des États-Unis sur la question d'un gel de la colonisation juive dans les territoires occupés.

Dimanche, les responsables palestiniens ont accusé l'administration Obama d'avoir fait machine arrière sur son exigence initiale d'un gel total de la colonisation juive, brisant ainsi tout espoir d'une reprise rapide des pourparlers de paix avec Israël.

Clinton avait réclamé samedi la relance de ce processus au plus tôt, demandant au président palestinien Mahmoud Abbas de ne plus subordonner celui-ci à l'arrêt de la colonisation. Mais le président palestinien a maintenu sa position: pas de reprise des pourparlers sans le gel de la colonisation

Par ailleurs, M. Abbas a demandé à la Ligue arabe d'adopter une « position commune » avec les Palestiniens sur le blocage du processus de paix, en panne depuis deux ans.

Le 27 mai dernier, Mme Clinton avait expliqué la position américaine comme suite: « Le président [Barack Obama] a été très clair avec M. Nétanyahou: il veut qu'il y ait un arrêt de la colonisation. Pas quelques colonies, pas d'avant-postes (les implantations sauvages), pas d'exceptions pour la croissance naturelle (démographique) » des colons, avait-elle martelé.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Reuters et Le Monde

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