17 octobre 2009
![]() Crise politique au Honduras Zelaya rejette une nouvelle offreMise à jour le vendredi 23 octobre 2009 à 21 h 45
Au Honduras, le président déchu Manuel Zelaya a rejeté vendredi la proposition du président putschiste Roberto Micheletti et averti qu'il ne retournerait pas à la table de négociation. M. Micheletti proposait que les deux protagonistes renoncent à la présidence afin d'ouvrir la voie à un gouvernement de réconciliation. Le président de facto « accepte de se retirer de la présidence de la République si M. José Manuel Zelaya renonce à ses prétentions, ouvrant ainsi la voie à un gouvernement de transition et de réconciliation nationale », a indiqué Vilma Morales, porte-parole de l'équipe de négociateurs du gouvernement putschiste. « Il serait malséant, indécent pour le peuple hondurien que j'aille négocier la fonction pour laquelle le peuple m'a élu », a répliqué M. Zelaya dans des déclarations à l'AFP, après avoir été informé de la proposition de Micheletti par la délégation de l'Organisation des États américains (OEA), qui accompagne la négociation entre les deux parties depuis le 7 octobre dernier. M. Zelaya a rompu le dialogue avec le gouvernement de M. Micheletti dans la nuit de jeudi à vendredi devant le refus de ce dernier de le restituer dans ses fonctions. Selon le président déchu, la proposition de Micheletti « sort du cadre » du plan de sortie de crise proposé par le président du Costa Rica, Oscar Arias. « Nous sommes en train de lutter pour qu'il y ait une rectification. Nous restons fermes sur ce point avec l'appui de la communauté internationale et nous n'allons pas renoncer à la souveraineté du peuple », a-t-il affirmé depuis l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, où il est réfugié depuis son retour clandestin, le 21 septembre dernier. M. Zelaya dit ne pas vouloir retourner à la table de négociation pour le moment puisqu'« il n'y a aucune proposition qui le justifie », a-t-il dit. Manuel Zelaya a été chassé du pouvoir le 28 juin dernier sur ordre de la Cour suprême du pays. Le plus haut tribunal hondurien et l'armée s'opposaient à ce que M. Zelaya organise un référendum controversé qui lui aurait permis de briguer un nouveau mandat. Ils jugeaient cette consultation illégale. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse
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Les négociations dans l'impasse
17 octobre 2009 Console Audio-vidéo
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