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International

Crise politique au Honduras

Zelaya rejette une nouvelle offre

Mise à jour le vendredi 23 octobre 2009 à 21 h 45

Roberto Micheletti et Manuel Zelaya

Photo: AFP/Mayela Lopez

Les deux rivaux: Roberto Micheletti et Manuel Zelaya

Au Honduras, le président déchu Manuel Zelaya a rejeté vendredi la proposition du président putschiste Roberto Micheletti et averti qu'il ne retournerait pas à la table de négociation.

M. Micheletti proposait que les deux protagonistes renoncent à la présidence afin d'ouvrir la voie à un gouvernement de réconciliation.

Le président de facto « accepte de se retirer de la présidence de la République si M. José Manuel Zelaya renonce à ses prétentions, ouvrant ainsi la voie à un gouvernement de transition et de réconciliation nationale », a indiqué Vilma Morales, porte-parole de l'équipe de négociateurs du gouvernement putschiste.

« Il serait malséant, indécent pour le peuple hondurien que j'aille négocier la fonction pour laquelle le peuple m'a élu », a répliqué M. Zelaya dans des déclarations à l'AFP, après avoir été informé de la proposition de Micheletti par la délégation de l'Organisation des États américains (OEA), qui accompagne la négociation entre les deux parties depuis le 7 octobre dernier.

M. Zelaya a rompu le dialogue avec le gouvernement de M. Micheletti dans la nuit de jeudi à vendredi devant le refus de ce dernier de le restituer dans ses fonctions.

Selon le président déchu, la proposition de Micheletti « sort du cadre » du plan de sortie de crise proposé par le président du Costa Rica, Oscar Arias.

« Nous sommes en train de lutter pour qu'il y ait une rectification. Nous restons fermes sur ce point avec l'appui de la communauté internationale et nous n'allons pas renoncer à la souveraineté du peuple », a-t-il affirmé depuis l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, où il est réfugié depuis son retour clandestin, le 21 septembre dernier.

M. Zelaya dit ne pas vouloir retourner à la table de négociation pour le moment puisqu'« il n'y a aucune proposition qui le justifie », a-t-il dit.

Manuel Zelaya a été chassé du pouvoir le 28 juin dernier sur ordre de la Cour suprême du pays. Le plus haut tribunal hondurien et l'armée s'opposaient à ce que M. Zelaya organise un référendum controversé qui lui aurait permis de briguer un nouveau mandat. Ils jugeaient cette consultation illégale.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

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