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Le fatalisme de l'ONU

Mise à jour le vendredi 23 octobre 2009 à 23 h 03

L'émissaire de L'ONU Kai Eide en discussion avec le ministre afghan de la Défense Abdul Rahim Wardak à Bratislava

Photo: AFP/Samuel Kubani

L'émissaire de L'ONU Kai Eide en discussion avec le ministre afghan de la Défense Abdul Rahim Wardak à Bratislava

Avant même la tenue du second tour de l'élection présidentielle afghane, prévu le 7 novembre, la question de la fraude est soulevée avec un certain fatalisme de la part de Kai Eide, l'émissaire de l'ONU en Afghanistan.

« Je ne m'attends pas à être en mesure d'éliminer la fraude dans un délai de deux semaines. Ce n'est pas dans le domaine du possible dans un laps de temps si court », a déclaré le diplomate lors de la réunion des ministres de la Défense à Bratislava.

« Mais ce que j'attends, et ce que nous essaierons de faire, c'est de réduire le niveau des fraudes », a-t-il ajouté.

M. Eide a indiqué toutefois que les autorités afghanes ont promis que les scrutateurs des bureaux de vote impliqués dans les fraudes du premier tour seraient écartés du second.

M. Eide a précisé que les experts de l'ONU s'assureront que le gouvernement tient ses promesses en ce qui concerne le personnel impliqué dans les fraudes en août.

Selon lui, 50 000 à 60 000 personnes travailleraient dans les bureaux de vote lors du second tour, soit moins de la moitié des 160 000 employés en août.

Le premier tour du scrutin, le 20 août, a été entaché de fraudes, conduisant la commission électorale à revoir à la baisse le score initialement attribué au président sortant Hamid Karzaï.

De près de 55 %, son score a été ramené à 49,67 %, entraînant la tenue d'un second tour face à son ancien ministre des Affaires étrangères, Abdullah Abdullah.

Nouvelle stratégie de l'OTAN

Réunis à Bratislava, en Slovaquie, les ministres de la Défense de l'OTAN ont reconnu la nécessité d'une nouvelle stratégie de contre-insurrection pour lutter contre les talibans et Al-Qaïda, après avoir débattu le rapport du général Stanley McChrystal, le commandant en chef de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS).

Pour redresser la situation, le général McChrystal a fait deux grandes recommandations: la protection des civils doit désormais l'emporter sur la chasse aux talibans, et la priorité doit être donnée à la formation d'une armée et d'une police afghanes capables de prendre le relais.

« Les ministres admettent que traquer et tuer les talibans, cela ne règle pas le problème de l'Afghanistan », a indiqué Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l'OTAN.

Cependant, M. Rasmussen a souligné que les ministres « n'avaient pas discuté des suites à donner en termes de ressources militaires à ces recommandations ».

Le général McChrystal demanderait de 10 000 à 40 000 soldats américains supplémentaires pour assurer le succès de sa nouvelle stratégie.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters

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