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Les Gardiens de la révolution attaqués

Mise à jour le dimanche 18 octobre 2009 à 19 h 02

Une image prise de la télévision iranienne Al-Alam TV montrant un homme blessé après l'attentat.

Photo: AFP/al-Alam

Une image prise de la télévision iranienne Al-Alam TV montrant un homme blessé après l'attentat.

La télévision publique iranienne annonce qu'un mouvement armé sunnite, le groupe des Jundollah - Soldats de Dieu - dirigé par Abdolmalek Rigi a revendiqué l'attentat-suicide contre les Gardiens de la révolution dans la province du Sistan-Balouchistan, dans le sud-est de l'Iran, à la frontalière avec le Pakistan.

Le général Noor Ali Shooshtari, commandant adjoint des forces terrestres des Gardiens de la révolution islamique.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Agence Fars/ Hasan Ghaedi

Le général Noor Ali Shooshtari, commandant adjoint des forces terrestres des Gardiens de la révolution islamique.

Le bilan de l'attentat atteint maintenant 29 morts, dont plusieurs hauts commandants du corps d'élite des gardiens de la révolution islamique, et quelque 30 blessés. L'agence IRNA affirme que le général Noor Ali Shooshtari, commandant adjoint des forces terrestres des Gardiens de la révolution islamique et Rajab Ali Mohammadzadeh, commandant en chef du corps d'élite dans la province, sont au nombre des morts.

Selon la chaîne publique iranienne de langue anglaise, Press TV, il y a eu deux explosions simultanées. Un terroriste aurait fait sauter son engin lors d'une rencontre de dirigeants tribaux de la région, dans le secteur de Pishin, et il y aurait eu une autre explosion qui visait cette fois un convoi de Gardiens de la révolution se rendant à la réunion, dont le but était de promouvoir l'unité entre les communautés chiite et sunnite.

La chaîne Irib a précisé qu'un attentat avait été commis à l'entrée d'un centre de conférence de Sarbaz, au Sistan-Baloutchistan, province frontalière de l'Afghanistan et du Pakistan. Les Gardiens de la révolution, qui constituent le corps d'élite de l'armée iranienne, sont notamment chargés de la sécurité dans les zones frontalières instables.

Les Soldats de Dieu

Les Jundollah (Soldats de Dieu) sont des sunnites de l'ethnie baloutche. Depuis cinq ans ils ont commis plusieurs attentats meurtriers dans la province du Sistan-Baloutchistan, proche des frontières pakistanaise et afghane.
C'est ce groupe qui a revendiqué l'attentat-suicide du 28 mai qui a fait 25 morts dans une mosquée chiite de Zahedan.
Le gouvernement iranien affirme que les Jundollah, qui disent défendre les droits de la minorité sunnite, sont liés au réseau Al Qaïda.

Gardiens de la révolution

Les Gardiens de la Révolution constituent un corps d'élite de 120 000 hommes créé après la révolution islamique de 1979 pour défendre le régime. Ils contrôlent le programme balistique iranien et disposent de leurs propres unités terrestre, navale et aérienne. (Source AP)

Cet attentat est le plus sanglant depuis plusieurs années contre l'armée idéologique du régime iranien.

Dans un discours au Parlement, retransmis à la télévision, le président du Parlement, Ali Larijani, a confirmé la mort des hauts commandants militaires.

Téhéran accuse aussi les États-Unis et la Grande-Bretagne de soutenir les groupes terroristes pour déstabiliser le pays.

Mais les États-Unis ont condamné l'attentat dans un court communiqué dimanche.

« Nous condamnons cet acte de terrorisme et pleurons la perte de vies innocentes. Les informations faisant état d'une implication présumée des États-Unis sont totalement fausses », a déclaré le porte-parole du département d'État, Ian Kelly, dans le communiqué.

L'Iran a aussi fortement critiqué le Pakistan. Teheran a convoqué le chargé d'affaire de ce pays pour protester contre l'utilisation du territoire pakistanais par les « terroristes ».

Selon l'Iran, les rebelles du groupe sunnite Joundallah trouvent refuge sur le territoire pakistanais et y préparent leurs actions armées contre l'Iran.

Un porte-parole des Affaires étrangères pakistanaises a rejeté toutes les allégations de Téhéran.

Radio-Canada.ca avec Reuters, Agence France Presse et Reuters

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