Lueur d'espoir dans les négociations

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Roberto Micheletti et Manuel Zelaya Les deux rivaux: Roberto Micheletti et Manuel Zelaya   © AFP/Mayela Lopez

Le gouvernement de facto de Roberto Micheletti a envoyé mercredi des messages positifs sur la résolution de la crise politique qui sévit au Honduras depuis la fin juin, précisant toutefois qu'aucun accord n'a été entériné.

Les représentants du gouvernement de facto et du président déchu envoient des messages positifs sur la résolution de la crise politique, mais aucune entente n'est entérinée.

En début de soirée, les représentants du président de facto, Roberto Micheletti, et du président déchu, Manuel Zelaya, ont d'abord annoncé être parvenus à un accord de principe.

« Nous avons approuvé un document sur le point numéro 6, qui est le point portant sur la restitution des pouvoirs de l'État tels qu'ils fonctionnaient avant le 28 juin 2009 », a déclaré l'un des négociateurs du président déchu, Victor Meza, lors d'une conférence de presse.

L'accord impliquerait donc le retour au pouvoir de M. Zelaya, chassé de son poste de président le 28 juin dernier.

Manuel Zelaya a été chassé du pouvoir le 28 juin dernier sur ordre de la Cour suprême du pays. Le plus haut tribunal hondurien et l'armée s'opposaient à ce que M. Zelaya organise un référendum controversé qui lui aurait permis de briguer un nouveau mandat. Ils jugeaient cette consultation illégale.

Jusqu'à présent, Roberto Micheletti avait toujours écarté la possibilité que M. Zelaya retourne au pouvoir.

Plus tard en soirée, un communiqué du gouvernement de M. Micheletti indiquait toutefois qu'« aucun accord n'avait été dégagé pour le moment » sur le retour au pouvoir du président Zelaya et que les négociations reprendraient jeudi.

Selon M. Micheletti, l'absence d'accord vient d'une divergence entre les deux parties sur le fait de savoir qui, du Congrès ou de la Cour suprême de justice, doit décider d'un éventuel retour au pouvoir de M. Zelaya, rapporte l'AFP.

« Ils demandent que ce soit le Congrès qui détermine s'il peut ou non revenir. Or, il s'agit d'une question légale. C'est donc incontestablement du ressort de la Cour suprême de justice », a estimé le chef du gouvernement putschiste.

De son côté, le président déchu Manuel Zelaya a affirmé à l'AFP que « s'il y a un changement dans le texte, nous retournons à la table des négociations et nous reprenons la discussion ».

Mardi, les négociateurs de deux parties étaient parvenus à s'entendre sur sept des huit points clés du plan de sortie de crise en discussion. Le plan comporte notamment la formation d'un gouvernement d'unité nationale, le rejet d'une amnistie ou le renoncement de M. Zelaya à convoquer une assemblée constituante.

Après trois mois d'exil forcé, Manuel Zelaya est revenu en secret au Honduras en septembre dernier et a trouvé refuge à l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, où il se trouve toujours.

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