Un Allemand portant le traditionnel costume bavarois dépose son bulletin de vote, dans la ville de Bayrischzell, le 27 septembre 2009.
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AFP/Steffi Loos
Plus de 62 millions d'électeurs allemands sont appelés à voter aujourd'hui pour élire leur nouvelle assemblée.
Les sondages à la sortie des urnes indiquent que la chancelière sortante Angela Merkel pourra former, comme elle le souhaite, une coalition de centre droit.
Angela Merkel livre un discours à la veille des élections en Allemagne.
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Les sondages à la sortie des urnes indique que la chancelière sortante pourra former, comme elle le souhaite, une coalition de droite avec les libéraux du FDP. L'enjeu de cette élection est de savoir avec qui la chancelière formera le gouvernement de coalition. La deuxième position se joue entre les libéraux, les partenaires privilégiés d'Angela Merkel, et les sociaux-démocrates qui sont actuellement au gouvernement. Mais les pronostics sont difficiles puisque dans les derniers jours de la campagne, un quart des électeurs se disait indécis.
Les derniers sondages accordent au parti d'Angela Merkel 35 % des voix, ce qui est insuffisant pour former seul le gouvernement dans ce pays adepte du scrutin proportionnel.
Contrairement à 2005, elle préférerait former cette fois une coalition avec un parti de droite, plus particulièrement les libéraux, pour « relancer l'économie » de son pays qui est la première puissance économique en Europe.
C'est pourquoi elle a lancé samedi, lors de la dernière journée de la campagne électorale, un appel à la mobilisation pour parvenir à gouverner avec ses alliés préférés.
Avec ce virage à droite annoncé, elle se défend de vouloir revenir au libéralisme pur, mais affirme qu'en ces temps de crise, les prises de décision seront plus rapides avec les libéraux.
La chancelière Angela Merkel était tout juste rentrée des États-Unis où elle avait assisté au sommet du G20 à Pittsburgh lorsqu'elle a entamé les derniers moments de la campagne électorale.
Le chef du parti social-démocrate, Frank-Walter Steinmeier.
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AFP/AXEL SCHMIDT
Les sociaux-démocrates ont bon espoir
Pour sa part, le parti social-démocrate est en légère remontée avec 26 % des intentions de vote, ce qui pourrait être suffisant pour forcer encore une coalition avec Angela Merkel.
Leur chef, Frank-Walter Steinmeier, a quelques difficultés à critiquer la chancelière puisqu'il a été pendant quatre ans son ministre des Affaires étrangères et deux ans vice-chancelier. Il a toutefois dénoncé son virage à droite.
Enfin le parti libéral récolte selon les sondages 13 % des intentions de vote, ce qui risque de ne pas être suffisant être pour offrir à Angela Merkel la coalition qu'elle souhaite.
Le nombre particulièrement important d'indécis dans les derniers sondages laisse planer le doute sur l'issu d'un scrutin qui, au début de l'été, semblait pourtant acquis à la droite.
Ces élections pour le 17e Bundestag vont se tenir à moins de deux mois des 20 ans de la chute du Mur de Berlin. Cet événement conduisit moins d'un an plus tard à la réunification.
Les élections concordent aussi avec le 60e anniversaire de la fondation de la République fédérale d'Allemagne, dont l'Allemagne d'aujourd'hui conserve intact le système politique.
Des menaces terroristes
Al-Qaïda et les talibans se sont invités dans la campagne en menaçant l'Allemagne de représailles pour sa présence en Afghanistan.
C'est pourquoi d'importantes mesures de sécurité ont été déployées après la diffusion d'une série de vidéos menaçant le pays d'un « réveil brutal » s'il votait pour un gouvernement partisan du maintien de troupes en Afghanistan. Berlin compte 4200 soldats déployés dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité.
La police de Stuttgart, dans le sud du pays, a annoncé vendredi l'arrestation d'un Turc de 25 ans. Il était soupçonné d'avoir mis en ligne l'une de ces vidéos.
Le même jour, Oussama ben Laden diffusait par Internet un nouveau message audio, avec traduction en anglais et en allemand. Il demandait aux pays européens de retirer leurs troupes d'Afghanistan.
D'ailleurs, avec ces menaces terroristes, les autorités ont annoncé samedi l'interdiction de survol aérien de l'Oktoberfest, cette fameuse fête annuelle de la bière, et ce, jusqu'au 4 octobre prochain.
Ce très populaire événement typiquement allemand, tenu à Munich, devrait attirer cette année six millions de visiteurs.