Obama parle d'un « sentiment d'urgence »

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse, La Presse Canadienne et BBC
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, le président américain Barack Obama et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, le président américain Barack Obama et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas   © AFP/Jim Watson

Le président américain Barack Obama appelle le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à faire plus pour relancer les pourparlers de paix au Proche-Orient. Ces dernières sont au point mort depuis l'offensive israélienne contre la bande de Gaza, en décembre dernier.

Le président américain affirme qu'il est temps de « trouver un moyen d'avancer » pour relancer le processus de paix au Proche-Orient, lors d'une rencontre tripartite en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

Il est temps de « trouver un moyen d'avancer », selon M. Obama, qui présidait cette première rencontre entre les trois dirigeants, mardi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU qui se tient à New York. C'est la première fois que M. Obama s'engage aussi directement dans ce dossier.

Le président américain a estimé au début de la rencontre que les deux parties avaient fait des progrès, mais que beaucoup restait à faire. M. Obama a affirmé aux deux dirigeants qu'il est temps de relancer le processus de paix, évoquant un « sentiment d'urgence ».

MM. Netanyahou et Abbas se rencontraient pour la première fois depuis que M. Nétanyahou est revenu à la tête du gouvernement israélien.

Les dirigeants israélien et palestinien ont toujours des positions très éloignées sur les colonies juives dans les territoires palestiniens. La tenue de la rencontre est d'ailleurs longtemps restée incertaine en raison du refus d'Israël de geler la colonisation, comme le demandent Washington et l'Autorité palestinienne.

Peu de résultat de la diplomatie américaineL'émissaire des États-Unis pour le Proche-Orient a jusqu'ici vainement tenté de rallier Israéliens et Palestiniens autour d'un scénario commun pour relancer les négociations.

George Mitchell revient d'une récente tournée dans la région où il a rencontré tant Mahmoud Abbas que Benyamin Nétanyahou.

L'émissaire n'a pas réussi à obtenir qu'Israël décrète un moratoire sur la colonisation juive en Cisjordanie. Israël a déjà proposé un gel de plusieurs mois, mais excluant Jérusalem-Est ainsi que tout projet de construction ayant déjà été approuvé.

La secrétaire d'État Hillary Clinton a aussi déployé des efforts en ce sens, jusqu'ici en vain.

Aucun compromis, dit Abbas

« Notre position avant ce sommet et après reste la même », a dit le président de l'Autorité palestinienne.

« Nous avons insisté sur la nécessité du respect par Israël de ses engagements, notamment l'arrêt de la colonisation sous toutes ses formes, y compris la croissance naturelle », a déclaré M. Abbas à l'issue de la rencontre.

« La reprise des négociations dépend [aussi] de la définition de bases claires pour ce processus. Ces bases doivent être une reconnaissance [israélienne] que le retrait doit se faire selon les frontières du 4 juin 1967 », avant la conquête des territoires palestiniens par Israël, a ajouté M. Abbas.

« Si les États-Unis n'arrivent pas à contraindre Israël de geler la colonisation, qui peut croire qu'ils seront capables d'amener Israël à se retirer des territoires occupés ou à résoudre des questions comme le sort de Jérusalem ou des réfugiés? », a ajouté le négociateur palestinien en chef, Saëb Erakat.

La réunion a commencé environ une heure plus tard que prévu, après que M. Obama eut rencontré séparément les deux hommes.

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