![]() Mise à jour le mardi 6 octobre 2009 à 14 h 59 La lutte contre la drogue est-elle un échec?Depuis plus de 30 ans, les pays occidentaux, et particulièrement les États-Unis, appuient, financièrement et militairement, la répression de la production, du trafic et de la consommation de drogues. Mais, malgré les milliards de dollars investis dans cette guerre, le marché des substances illicites est florissant. La production n'a pas diminué, pas plus que le nombre de consommateurs. En fait, cet argent a surtout contribué à alimenter la violence qui entoure le trafic. En Colombie, on estime que 50 000 personnes ont perdu la vie dans les combats entre les cartels, les paramilitaires et l'armée. Au moins 1 million de personnes ont été déplacées par les affrontements. Si la situation en Colombie s'est sensiblement améliorée avec le démantèlement des cartels de Cali et Medellín, d'autres pays sont maintenant aux prises avec la violence engendrée par le trafic de stupéfiants. Au Mexique, les affrontements pour le contrôle de ce juteux marché ont déjà fait plus de 10 000 morts. Colombie, l'échec de la lutte au narcotrafic
Au cours des derniers 10 ans, les États-unis ont injecté quelque trois milliards de dollars pour le Plan Colombie, dans le but, entre autres, d'aider le gouvernement colombien à lutter plus efficacement contre la guérilla des FARC et de mettre fin au trafic de la drogue. Mais le bilan est mitigé. Les milliards américains ont permis une plus grande présence des forces armées un peu partout dans le pays, le rendant ainsi plus sécuritaire. Par contre, on produit et on exporte toujours des tonnes de cocaïne. Brésil, la violence extrême Le Brésil est devenu un maillon important dans l'exportation de la cocaïne vers l'Europe. C'est un lieu de transit pour les producteurs de la Colombie, le Pérou et la Bolivie. La violence liée au trafic de la drogue mine les grandes villes brésiliennes. Les autorités sont confrontées au pouvoir parallèle qu'exercent les trafiquants, notamment dans les favelas, des secteurs où ce sont eux qui font la loi. Ciudad Juarez, la peur au quotidien
Au Mexique, la guerre sans merci que se livrent les trafiquants de drogue fait des milliers de victimes. À Ciudad Juarez, située à la frontière des États-unis, deux organisations criminelles se disputent le contrôle de l'accès au marché américain. L'armée mexicaine y est déployée depuis deux ans. Malgré cela, quelque 1700 personnes y ont perdu la vie en 2009, dont des dizaines de policiers, des procureurs, des juges, mais aussi des simples citoyens qui refusent de céder au chantage des trafiquants.
Les chemins de la drogue mènent finalement en Amérique du Nord, où se trouvent les consommateurs. Dorothée Giroux s'est rendue à Val-d'Or, en Abitibi. Dans cette ville pourtant éloignée des grands centres, il n'est pas difficile de se procurer du cannabis, de la cocaïne ou d'autres substances. Pour ceux qui n'ont guère de perspectives d'avenir, les paradis artificiels sont bien attirants. Les labos de la drogue L'utilisation de drogues de synthèse, telles que le speed, l'ecstasy et les amphétamines excède maintenant la consommation de cocaïne et d'héroïne combinées, un peu partout dans le monde. Le Canada est en partie responsable de la situation puisqu'il est devenu un des principaux producteurs de ces drogues. L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime évalue à 20 % la quantité de methamphétamine fabriquée au Canada mais exportée ailleurs dans le monde. Le carnet de route de Ginette Lamarche en Colombie
Émission
Une heure sur terre - La lutte contre la drogue
Émission du 27 février 2009 Fil international en continuMis à jour il y a 14 secondesCorrespondants à l'étranger
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