Rencontre au sommet

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
New York New York   © AFP/Emmanuel Dunand

Les négociations internationales sur le changement climatique dans la perspective de la Conférence de Copenhague étant dans l'impasse, une centaine de chefs d'État se sont donné rendez-vous mardi à New York pour tenter de trouver un compromis sur cette question.

Pour sauver la Conférence de Copenhague sur le changement climatique, une centaine de chefs d'État se réunissent à New York.

C'est le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a pris l'initiative de ce sommet.

Le premier ministre Stephen Harper sera l'un des 25 dirigeants invités par le secrétaire général de l'ONU.

L'objectif de la Conférence de Copenhague est de conclure un accord sur une réduction contraignante des gaz à effet de serre devant succéder au protocole de Kyoto en 2013.

« C'est l'occasion pour les responsables de la planète de montrer qu'ils sont sérieux quant au changement climatique », a lancé lundi Yvo de Boer, le responsable de la convention de l'ONU sur le climat.

Les Européens accusent Washington de ne pas respecter ses engagements internationaux, en raison de la lenteur du Sénat à adopter un projet de loi sur le climat et l'énergie.

Des démocrates modérés et l'opposition républicaine au Sénat sont hostiles à la création d'un marché d'émissions de CO2 dit « cap and trade » sans que les grands pays émergents comme la Chine et l'Inde en fassent autant, estimant que les industries et les ménages américains seraient pénalisés.

L'Inde a annoncé le 17 septembre qu'elle appliquerait ses propres objectifs de réduction des émissions de CO2 et résisterait aux demandes contraignantes venant de l'extérieur.

Mais, selon Yvo de Boer, le président chinois Hu Jintao devrait annoncer au sommet de l'ONU des mesures ambitieuses visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre de son pays.

Les championsLa Chine a récemment surpassé les États-Unis en tant que plus grand émetteur de gaz à effet de serre de la planète. Ces deux pays comptent ensemble pour plus de 40 % des émissions de gaz carboniques du globe.

L'appel des patrons

Les patrons de plus de 500 entreprises mondiales ont par ailleurs publié à New York un appel aux dirigeants politiques internationaux à conclure un accord « ambitieux, robuste et équitable » sur le changement climatique.

« Le développement économique ne sera pas maintenu à long terme si le climat n'est pas stabilisé », avertissent-ils.

Intitulé le « Communiqué de Copenhague », cet appel doit être remis mardi au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et à la centaine de chefs d'État et de gouvernement assistant au sommet.

Ce document a reçu le soutien de grandes compagnies et de PME oeuvrant dans des secteurs divers et installées dans plus de cinquante pays, dont les États-Unis, les États de l'Union européenne, le Japon, l'Australie, le Canada, le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud.

Le « Communiqué de Copenhague » est une initiative d'un groupe de patrons oeuvrant en commun contre le réchauffement climatique, sous le parrainage du prince Charles, et dont les travaux sont organisés par l'Université de Cambridge.

La promesse de l'industrie aérienne

L'industrie aérienne mondiale va s'engager mardi à réduire d'ici 2050 ses émissions en dioxyde de carbone de 50 % par rapport au niveau de 2005, selon le journal britannique The Guardian.

Le directeur général de la compagnie aérienne British Airways, Willie Walsh, doit présenter l'accord en ce sens conclu entre des compagnies, des aéroports et des avionneurs, selon le quotidien britannique.

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