![]() International Honduras Deux défilés sous tensionMise à jour le mardi 15 septembre 2009 à 23 h 07
Au Honduras, le gouvernement de facto de Roberto Micheletti et les partisans du président déchu Manuel Zelaya ont organisé deux défilés distincts dans la capitale, Tegucigalpa, à l'occasion du jour d'indépendance du pays. Contrairement aux habitudes, le gouvernement de facto n'a pas pu compter sur les élèves des écoles secondaires pour le cortège officiel. Les enseignants, qui sont en grève pour contester le coup d'État du 28 juin, ont expliqué ne pas avoir organisé la participation des élèves. Pour leur part, les opposants aux nouvelles autorités ont profité de leur défilé pour réclamer le retour de M. Zelaya et dénoncer les nouvelles autorités. « 80 jours après, la lutte ne s'arrête pas! » ou « À bas la dictature michelettiste! » pouvait-on notamment lire sur leurs pancartes, rapporte un journaliste de l'AFP. Le défilé officiel est une tradition au Honduras pour souligner la fête de l'indépendance nationale ainsi que de la région. Mardi, le Honduras, ainsi que le Nicaragua, le Guatemala, le Salvador et le Costa Rica, célébraient le 188e anniversaire de leur indépendance de l'Espagne. L'UE se fait menaçante Pendant ce temps, sur le plan diplomatique, l'Union européenne a renouvelé ses menaces d'appliquer de nouvelles sanctions contre le gouvernement de Roberto Micheletti, qu'elle tient responsable de la crise politique qui sévit au Honduras depuis le coup d'État. Lors d'une réunion à Bruxelles, les ministres de l'UE ont d'ailleurs demandé aux fonctionnaires européens de « commencer le travail préparatoire » à l'application de nouvelles mesures. « Tant qu'un règlement n'est pas trouvé, l'UE se tient prête à de nouvelles mesures restrictives, en prenant notamment pour cible les membres du gouvernement de facto qui bloquent les progrès d'une solution négociée », est-il écrit dans leur document. À la fin du mois de juillet, les pays de l'UE avaient déjà envisagé de limiter l'émission de visas d'entrée sur leur territoire aux responsables du gouvernement de facto du Honduras. La Commission européenne avait également annoncé le gel de ses 65,5 millions d'euros d'aide budgétaire aux nouvelles autorités honduriennes après l'échec de la médiation du président du Costa Rica. L'UE demande aussi à toutes les deux parties en cause à travailler ensemble pour trouver une solution négociée et redemande la réinstallation du gouvernement déchu avant les élections prévues en novembre. Dans son texte, l'UE se dit également « vivement préoccupée » par la crise politique au pays, en plus de dénoncer les violations des droits de la personne, notamment « les menaces visant des défenseurs des droits de l'homme, des détentions arbitraires et la répression de manifestations pacifiques ». Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, basé à Genève, a d'ailleurs expulsé mardi l'ambassadeur du Honduras, Jose Delmer Urbizo. Des pays d'Amérique du Sud, dont le Brésil et l'Argentine, en avaient fait la demande récemment, affirmant qu'il ne représentait pas le gouvernement du président déchu Manuel Zelaya, qu'ils considèrent comme seul gouvernement légitime du Honduras. La plupart des pays de la communauté internationale, dont les États-Unis, dénoncent vivement le coup d'État du 28 juin qui a chassé du pouvoir Manuel Zelaya. La semaine dernière, Washington a annoncé avoir mis fin à un programme d'aide non humanitaire de plus de 30 millions de dollars pour inciter les nouvelles autorités à réinstaller Zelaya dans ses fonctions. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters Fil international en continuMis à jour il y a 9 minutesCorrespondants à l'étranger
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