Barack Obama défend son projet de réforme de l'assurance maladie au Minnesota.
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AFP/Saul Loeb
Le président américain a de nouveau défendu sa réforme du système de santé, cette fois devant quelque 15 000 personnes lors d'un rassemblement, à Minneapolis, au Minnesota.
Barack Obama défend, au Minnesota, son projet de garantir à tous les Américains une couverture médicale, tandis que ses opposants descendent par dizaines de milliers dans les rues de Washington.
Barack Obama, qui a fait de sa promesse d'offrir une couverture médicale aux millions d'Américains qui en sont dépourvus - où sont mal couverts - un élément central de sa présidence, a averti ses adversaires qu'il n'accepterait pas le statu quo.
Poursuivant dans la voie tracée lors de son discours de mercredi devant le Congrès, le président a soutenu qu'il ne se laissera pas intimider par les nombreux groupes de pression et d'intérêts particuliers, et leurs « mêmes vieilles tactiques pour laisser les choses exactement en l'état ».
Au même moment, à Washington, des dizaines de milliers d'opposants manifestaient pour dénoncer ce qui, à leurs yeux, constitue une tentative de l'État d'empiéter sur leurs libertés. Ils dénoncent notamment la proposition démocrate d'offrir la possibilité de contracter une assurance publique.
Barack Obama y voit une façon de forcer les assureurs privés à proposer des polices plus abordables à ceux qui en sont dépourvus.
Plus tôt, dans son allocution radiophonique hebdomadaire, Barack Obama a souligné qu'au cours des seuls 12 derniers mois, près de 6 millions d'Américains avaient perdu leur assurance maladie.
Le président a aussi eu recours à des données recueillies par le Département du Travail et l'Office national des statistiques pour défendre ses vues. Ainsi, le nombre de personnes sans couverture médicale est passé de 45,7 millions en 2007 à 46,3 millions en 2008.
Les études révèlent aussi qu'entre 1997 et 2006, la moitié des Américains de moins de 65 ans ont été, pendant une durée moyenne de 3,6 ans, dépourvus de couverture médicale.
Les États-Unis, où 15 % de la population n'a pas de couverture médicale, une exception en Occident, sont néanmoins ceux qui dépensent le plus pour la santé, en terme de PIB, de tous les pays développés, soit 16 %, contre 10,1 % pour le Canada, selon des données de 2000.