Camp de réfugiés birmans en Chine, le 29 août 2009.
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PC/AP
Le site Internet du journal chinois Global Times affirme que de violents combats ont éclaté samedi dans la zone frontalière, dans le nord-est du Myanmar, une région en proie à de violents combats depuis quelques jours.
De nouveaux combats entre l'armée birmane et des groupes rebelles ont éclaté samedi, continuant de pousser des dizaines de milliers de personnes à se réfugier en Chine.
Des médias chinois et des organisations birmanes rapportent que ces combats ont commencé lorsque des soldats ont pris le contrôle de bâtiments de l'Armée de l'Alliance nationale démocratique birmane à Laogai, capitale de l'État de Shan. Au début du mois, la junte a commencé à déployer des troupes dans cette région où les ethnies chinoises sont fortement présentes.
Les affrontements ont poussé des dizaines de milliers de personnes à se réfugier en Chine. « Selon nos informations, jusqu'à 30 000 personnes se seraient réfugiées dans la région de Nansan depuis le 8 août, fuyant les combats entre les troupes du gouvernement birman et les minorités ethniques », a déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève, Andrej Mahecic, lors d'un point de presse.
La Birmanie compte plusieurs groupes ethniques, dont certains poursuivent une lutte armée contre le pouvoir central, particulièrement dans les États de Karen et Shan.
Le Global Times affirme que Pékin a demandé à Rangoon de maintenir la stabilité sur son territoire et de garantir la sécurité de ses ressortissants. La Chine a augmenté le nombre de policiers armés le long de sa frontière avec la Birmanie, et installé des camps temporaires, où elle fournit nourriture et soins médicaux aux réfugiés birmans.