Ted Kennedy.
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AFP/CHIP SOMODEVILLA
Les témoignages affluent à la suite de la mort du sénateur démocrate Edward « Ted » Kennedy. Au Canada aussi, les hommages se font nombreux.
Les hommages au sénateur démocrate américain Edward « Ted » Kennedy, mort dans la nuit de mardi à mercredi à l'âge de 77 ans des suites d'une tumeur au cerveau, ont déferlé tant aux États-Unis qu'ailleurs dans le monde.
C'est le cas du président américain, Barack Obama, qui a dit avoir le coeur brisé à l'annonce de sa disparition. Il a demandé que les drapeaux américains soient mis en berne à la Maison-Blanche et sur tous les bâtiments du gouvernement fédéral.
Le leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a notamment exprimé dans un communiqué sa tristesse face à cette disparition. Il a aussi rendu hommage à son travail dans le domaine de la santé.
La contribution du sénateur Kennedy au débat public a aussi été saluée par des membres influents du Parti républicain, dont les ex-présidents Bush, père et fils, et les leaders de la minorité républicaine à la Chambre des représentants et au Sénat.
L'ancien président américain Jimmy Carter, qui fut son adversaire lors de la primaire démocrate de 1980, a salué une vie qui a été « entièrement dévouée » aux pauvres.
Ailleurs dans le monde, le premier ministre britannique Gordon Brown a aussi rendu hommage mercredi au sénateur américain, estimant qu'il serait regretté sur « chaque continent ». Son prédécesseur, Tony Blair, a salué un homme suscitant l'admiration du monde entier.
Ils ont dit...
Des réactions canadiennes
Au Canada, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que le premier ministre Stephen Harper a offert ses condoléances à la famille Kennedy.
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a salué un « homme remarquable » qui a fait une « contribution très importante au débat public » américain, notamment dans le débat sur les soins de santé.
L'ancien premier ministre Brian Mulroney, un ami, a pour sa part déclaré que Ted Kennedy s'intéressait beaucoup à la politique canadienne et qu'il admirait le système public de santé du pays ainsi que la position du Canada dans la guerre en Irak.
Brian Mulroney l'a décrit comme un « homme de courage » qui était solidaire de ses collègues, mais respectueux de ses adversaires. « Il n'y avait pas un grain de malice chez lui », a-t-il ajouté.
Pour sa part, l'ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis, Raymond Chrétien, gardera de Ted Kennedy le souvenir de quelqu'un qui s'intéressait à la position canadienne dans plusieurs dossiers, que ce soit dans les soins de santé, les pêcheries ou les problèmes frontaliers.